BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques


PISTES :

1. GK Contramundum (2:00)
2. Awaiting The Call... (5:10)
3. Parenting Parents (6:45)
4. Utter Once Her Name (5:30)
5. Remembering When (4:00)
6. Ramblin' Sailor (18:14
7. Your Healing Hand (8:18)
8. Firmus Finale (4:40)
9. Rear View Mirror (piste bonus) (3:34)
10. Alison Waits (A Ghost Story) (piste bonus) (10:40)

FORMATION :

Alan Benjamin

(guitare, basse, stick, mandoline, flûte à bec)

Henry Ptak

(claviers, chant, percussions)

Mark Ptak

(claviers, chœurs, percussions)

Drew Siciliano

(batterie)

INVITÉS

Shunji Saegusa
(basse [6])

Ken Serio
(batterie [10])

ADVENT

"Cantus Firmus"

États-Unis - 2006

Autoprod. - 69:21

 

 

L'un des fantasmes les plus communément partagés par les chroniqueurs de disques est de vivre un jour la scène suivante : à la fin d'un concert, après vous être présenté au groupe, l'un des musiciens s'exclame «mais oui, je me rappelle, c'est toi qui as écrit dans ta super chronique de notre disque que...».

Très honnêtement, l'auteur de ces lignes n'a jamais vécu personnellement une telle scène. Par contre, il a récemment fait l'expérience exactement inverse : celle du musicien dont vous avez chroniqué un disque il y a près de dix ans, qui étant étranger n'aurait jamais dû ne serait-ce que lire ladite chronique, mais s'en souvient visiblement toujours et, lorsque vous vous présentez à lui, vous «remet» immédiatement, avec le petit sourire en coin de rigueur.

Il se trouve en effet qu'Alan Benjamin, ci-devant guitariste d'Advent, officie parallèlement dans la reformation de Mirthrandir, et que je l'ai croisé à ce titre lors de la dernière édition du Baja Prog. Lui, visiblement, n'avait pas oublié la chronique très peu charitable du premier opus d'Advent, paru en 1997 chez Mellow Records, dans le n°20 de Big Bang (nos plus vieux lecteurs se souviendront sans doute de sa magnifique couverture avec une photo de Marillion piquée dans Rock Style !). Léger malaise, forcément, jusqu'à ce que notre ami me remette en souriant un exemplaire de Cantus Firmus, second CD d'Advent tout juste sorti des presses, en m'assurant qu'il serait «certainement plus à mon goût» que son mal-aimé prédécesseur...

Très honnêtement, n'ayant plus en ma possession ce dernier depuis belle lurette, il m'a été impossible de vérifier la pertinence rétrospective de mon jugement de l'époque, mais en toute honnêteté, à relire ma prose fielleuse, je doute hélas que les déficiences formelles pointées alors (description de la production comme une «sorte de bouillie sonore noyée dans la réverbération», et de la musique comme une «mixture indigeste inapte à communiquer la moindre émotion») seraient moins rédhibitoires à mes oreilles aujourd'hui, même s'il est possible que j'aie pu sous-estimer les mérites purement musicaux, objets de la même sévérité («grand amateurisme», «arrangements et interprétation médiocres», «complexité rythmique clairement au-dessus des moyens du préposé à la batterie»), à peine contrebalancée par un satisfecit décerné à la reprise de Gentle Giant incluse en bonus et la mention de «quelques bonnes idées à repêcher ça et là».

Le présent article ne sera donc pas le lieu d'un reniement, mais plutôt celui du constat des progrès effectués dans l'intervalle. S'il est un peu (voire très) égocentrique, le chroniqueur pourra même se plaire à croire que ce sont justement ses critiques d'alors qui ont porté leurs fruits. Loin de moi cette pensée, bien sûr, même si je ne puis m'empêcher de constater qu'aucune des critiques formulées plus haut ne saurait s'appliquer à Cantus Firmus. A défaut de s'être conformé servilement à mes injonctions paternalistes, Advent a plus probablement tiré de lui-même les leçons de ses erreurs. Il possède manifestement la persévérance et, surtout, le talent nécessaires pour cela.

Pour m'autociter une dernière fois (non, ce n'est pas pour remplir du papier à moindre effort, les chroniqueurs de Big Bang n'étant pas payés au mot... ils ne sont même pas payés du tout !), j'ajouterai que l'un des points de mon argumentaire apparaît carrément surréaliste à l'écoute du nouvel album. Parler en effet, à propos d'Advent, de «velléités pop» s'exprimant dans des «parties vocales qui tirent systématiquement l'ensemble vers la variété» n'est clairement plus d'actualité. On pourrait même dire que le quatuor a opté pour l'extrême opposé, à savoir une musique totalement affranchie des conventions type couplet-refrain auxquelles bon nombre de formations progressives restent fidèles même dans le cadre de compositions très ambitieuses (pour citer l'exemple le plus évident, les Flower Kings).

Ce constat s'étend d'ailleurs à l'ensemble de cet album décidément singulier, qui semble avoir banni toute soumission à quelque formatage que ce soit. Oh, que l'on se rassure parmi ceux de nos lecteurs qui dégainent leur revolver à la moindre suggestion d'avant-gardisme, Advent est certes un groupe aventureux et audacieux, mais qui jamais ne déroge à son souci de proposer une musique accessible et mélodieuse. Mais au sein de cette exigence, il s'autorise une marge de manœuvre maximale. Sa musique invite au voyage et à l'aventure, mais sans laisser pour autant sur le bord de la route les mélomanes aux inclinations mélodiques plus 'évidentes'.

Au défaut d'être «conceptuel» au sens littéral du terme, Cantus Firmus est très clairement conçu comme une entité, entraînant l'auditeur dans un parcours émotionnel conçu et balisé avec le plus grand soin : Advent ne s'est pas contenté de compiler les morceaux dans un ordre plus ou moins aléatoire. Dès les premières minutes, l'obédience progressive est affirmée sans détour - mais pas dans le sens d'une soumission aux canons du genre, plutôt dans celui d'une revendication de liberté et d'éclectisme.

Ça commence par un prélude a-cappella qui rappellera forcément à ceux dont le radar n'avait pas déjà tilté à la mention de son nom (qu'ils aillent donc réécouter Octopus !). que nos quatre Américains sont restés des inconditionnels de Gentle Giant. Après ce clin-d'œil presque trop appuyé, on enchaîne avec un instrumental typiquement progressif de cinq minutes, plutôt enlevé, à la fois sophistiqué et atmosphérique, rehaussé d'une belle partie centrale acoustico-pastorale évoquant le Genesis de Trespass...

Après cette entrée en matière bicéphale, on pouvait croire être sur le point d'entrer de plain-pied dans le cœur de l'album, et voir le groupe enfoncer le clou avec une démonstration définitive de son talent, propre à susciter l'enthousiasme unanime du public progressif. Celle-ci viendra bel et bien, mais plus tard : ce sera la suite de 18 minutes, et pièce de résistance autoproclamée de Cantus Firmus, «Ramblin' Sailor». En attendant, Advent choisit d'imposer son rythme à l'auditeur, et ce rythme, c'est celui d'une initiation en douceur. C'est ici que le chemin parcouru par les Américains au cours de la décennie écoulée devient évident : oubliées les velléités d'efficacité, ils préfèrent laisser le charme agir, les atmosphères s'installer, avant de dégainer leurs atouts les plus percutants. Bien sûr, on ne sombre pas dans la new-age pour autant, des envolées plus énergiques étant ménagées à intervalles réguliers, mais la tonalité générale de ces minutes est plutôt méditative. Le chant, tout en délicatesse, y est principalement soutenu par les nappes de claviers (les frères Ptak officiant tous deux à ces instruments, les textures créées sont d'un grand raffinement) et les guitares acoustiques et autres mandolines d'Alan Benjamin.

Ainsi mis en condition, l'auditeur est fin prêt à encaisser le choc lorsqu'arrive, à l'orée du troisième quart de Cantus Firmus, le magnum-opus sus-cité. «Ramblin' Sailor» comblera les attentes (légitimes et respectables !) des mélomanes progressifs, avec son enchaînement habile et enlevé de séquences contrastées, où l'on pense tour à tour à Gentle Giant (le côté folk/médiéval du premier passage chanté, l'utilisation du contrepoint), Steve Hackett (les solos de guitare et un sens des contrastes qui rappellera forcément le mythique «Shadow Of The Hierophant»), les Flower Kings (les grandes envolées symphoniques)... et même, référence plus obscure mais assez frappante, Hécénia (les très beaux interludes mêlant harpes et nappes synthétiques). Il faudra certes quelques écoutes pour surmonter l'impression initiale de décousu, mais une fois familiarisé, on abordera ce périple musical avec un plaisir décuplé.

La participation à ce morceau du bassiste de Kenso, Shunji Saegusa, ajoute à cette forte impression, donnant une idée plus précise de ce dont Advent serait capable sur scène, lui qui n'a guère eu jusqu'ici l'opportunité de s'adonner aux joies du 'live', faute d'une section rythmique stable (absence de bassiste et changements de batteur à répétition). On ne peut qu'être curieux d'entendre la tournure (forcément différente) que prendrait sa musique hors du cadre confiné - et un peu trop artificiel - du studio.

Comme celui qui l'avait précédé, le quart-d'heure qui succède à «Ramblin' Sailor» revient à une musique plus en demi-teintes. Les huit minutes de «Your Healing Hand» sont ainsi dénuées de batterie... Cantus Firmus se termine cependant sur une note plus énergique, avec «Firmus Finale» et son introduction en fanfare, qui marie le pompiérisme d'ELP et la subtilité de Gentle Giant.

Aux quelque 55 minutes de l'album proprement dit s'ajoute un quart-d'heure supplémentaire, sous la forme de deux morceaux anciens, versions alternatives (et de toute évidence assez supérieures) de deux titres du premier CD, dont le plus long, «Alison Waits (A Ghost Story)». L'occasion est bienvenue de montrer aux sceptiques que, décidément, tout n'était pas à jeter dans ce galop d'essai, malgré une forme clairement déficiente. Avec Cantus Firmus, Advent aura donc réussi à faire d'une pierre deux coups : donner la preuve du talent considérable qu'il possède aujourd'hui, tout en montrant que celui-ci n'était pas totalement absent de ses œuvres de jeunesse. Dont acte...

Aymeric LEROY

Entretien avec Henry PTAK, Mark PTAK & Alan BENJAMIN :

Près d'une décennie s'est écoulée depuis votre premier album, paru à l'époque chez Mellow Records. Quelle a été la chronologie des événements pour Advent pendant ces années de silence radio ?

HP : Au moment où nous avons publié ce premier CD, nous n'avions aucune idée du retentissement qu'il pourrait avoir. Nous avons donc pensé qu'il serait logique de nous préparer à faire de la scène. Mais après quelques répétitions, il est apparu que nous n'avions pas assez de répertoire adéquat pour tenir un concert entier. Nous avons donc changé de stratégie et décidé de composer d'autres morceaux. Parallèlement à cela, nous souhaitions améliorer notre esthétique sonore par rapport à l'album, et il nous a fallu un certain temps pour acquérir l'équipement nécessaire. Pendant cette période de transition, nous avons participé à trois compilations-hommages, deux à Gentle Giant et une à Procol-Harum, tout en travaillant sur ce qui est devenu Cantus Firmus. Ajoutez à cela que certains d'entre nous ont connu les joies de la paternité, pour la première ou seconde fois, ce qui a limité notre disponibilité... Disons que la réalisation concrète de ce second album a démarré sérieusement en 1999.

Ce qui frappe d'emblée à l'écoute de cet album, c'est votre absence totale de soumission aux conventions, en particulier les structures type couplet-refrain en dépit de la place importance que tient le chant dans votre musique. Ce côté aventureux vous vient-il naturellement ou est-ce une démarche réfléchie ?

HP : C'est totalement naturel. Ce que j'ai toujours aimé avec ce groupe, c'est notre capacité à tous à aborder l'écriture et l'arrangement de notre musique avec décontraction et créativité. En dehors de cela, nous avons tous des influences qui tendent à nous éloigner des structures conventionnelles de la pop music. Pour autant nous n'avons pas la prétention de réinventer la roue ! Nous avons simplement fait la musique que nous avions envie d'entendre !

Comment se passe ta collaboration avec Arthur Hoffman, qui signe la plupart des textes ? Les mets-tu en musique, ou écrit-il sur des musiques existantes ? Tout ceci contribue-t-il à votre émancipation de conventions ?

HP : Ce que j'ai toujours aimé dans les textes d'Arthur, c'est leur similitude avec ceux de Keith Reid pour Procol-Harum, dans le sens où ils sont dénués d'accroche facilement mémorisable, mais sans que ça diminue pour autant leur impact. A l'inverse, il n'est pas toujours évident de les mettre en musique. Généralement, je cherche plutôt à m'imprégner de leur atmosphère générale, plutôt que d'essayer de faire coïncider strictement la musique et le texte. On peut donc dire que, dans une certaine mesure, oui, la nature même des textes d'Arthur a influé directement sur le contenu musical.

Les vingt premières minutes de l'album décrivent globalement des atmosphères plutôt contemplatives, et il faut attendre la suite «Ramblin' Sailor» pour qu'une énergie plus rock s'installe sur la durée. Avez-vous opté volontairement pour une «initiation» en douceur de l'auditeur, par opposition à un morceau d'ouverture efficace et énergique qui frappe d'emblée les esprits ?

MP : En fait, je ne partage pas tout à fait votre point de vue. Il est vrai que certains des textes d'Arthur suggéraient des atmosphères plutôt introspectives, et c'est précisément pourquoi nous avons placé «GK Contramundum» et «Awaiting the Call...» en début d'album, car cette combinaison nous paraissait justement de nature à marquer l'auditeur - avec pour commencer un prélude choral a-cappella, puis l'entrée en scène du groupe au complet pour un morceau instrumental. Mais il est vrai que «Ramblin' Sailor», qui est la pièce de résistance de l'album, est volontairement précédée et suivie d'une série de chansons plus méditatives. Vous l'aurez compris, nous n'avons pas laissé la structure de l'album au hasard, sans que l'on puisse parler pour autant d'une œuvre conceptuelle !

A défaut de l'être d'un point de vue littéraire, l'est-elle musicalement ? Par exemple, si l'opportunité se présente de jouer cet album sur scène, conserveriez-vous le même ordre ?

HP : Comme je l'ai dit, nous n'avons pas cherché à créer une œuvre conceptuelle, dans le sens où l'ordre des morceaux aurait une importance capitale dans l'expression d'un «message» général. Par conséquent, nous n'envisageons pas de nous tenir forcémenet à l'ordre du CD. Nous essaierons plutôt de choisir les morceaux les plus susceptibles de plaire au public et de les agencer de la façon la plus pertinente. Le vrai défi pour nous sera d'adapter les orchestrations souvent très riches de cette musique à une configuration instrumentale plus «réaliste» par rapport à la scène, sans en diminuer pour autant l'impact émotionnel...

«Remembering When», composition signée par Alan Benjamin, voit celui-ci tenir en «re-recording» tous les instruments sans participation des autres membres du groupe. S'agit-il d'un apparté solitaire sans réel lien avec le reste de l'album ?

AB : Dès le départ, j'avais l'intention de signer un morceau sur ce CD si c'était possible. Mais j'ai été tellement accaparé par mes autres fonctions dans le groupe que cette idée a été mise en veilleuse jusqu'à décembre 2005, c'est-à-dire la date limite que nous nous étions fixée pour terminer l'album ! Heureusement pour moi, c'est tombé à un moment où mon emploi du temps professionnel s'est un peu relâché, et j'ai pu disposer d'un peu de temps chaque matin pour me consacrer à ce travail. Tout est parti d'un thème de guitare acoustique que j'avais composé il y a plus de quinze ans, et j'ai développé ensuite les autres parties - c'était quasiment de l'improvisation, j'ajoutais quelque-chose de nouveau chaque matin... Finalement, je ne regrette pas d'avoir attendu la dernière minute pour m'y mettre, car à ce stade j'avais désormais une idée claire de l'album dans son ensemble. En l'occurrence, il nous a semblé que les autres morceaux étaient assez richement orchestrés, et que ma pièce solo fonctionnerait mieux s'il s'agissait d'une sorte d'interlude. C'est pourquoi, une fois ajoutées les parties de basse fretless et de guitares électriques, j'ai préféré en rester là, faute de quoi nous risquions de perdre ce côté intimiste. Et au final je trouve que le morceau remplit parfaitement son rôle de respiration entre des pièces plus «symphoniques».

Vous avez inclus en fin de CD des versions remixées de deux morceaux de votre premier album. Encouragez-vous l'auditeur à les écouter à la suite de Cantus Firmus, ou séparément ? Avec le recul, comment jugez-vous ces morceaux, composés et enregistrés il y a vingt et quinze ans respectivement ?

AB : Je serais tenté de les décrire comme un dessert, plutôt copieux en l'occurrence ! Nous avons enregistré ces morceaux dans un studio 24 pistes en 1992, mais pour des raisons techniques et par manque de temps, un seul titre de ces séances, «Nowhere Else To Go», avait pu bénéficier d'un mixage digne de ce nom, et figurer sur notre premier album. Dans le cas de «Alison Waits», il était indispensable de disposer d'une table de mixage automatisée, ce qui a pu enfin être le cas lorsque nous nous sommes équipés de l'équipement informatique adéquat. Nous avons donc numérisé les bandes analogiques qui ont pu enfin être mixées. Au passage, quelques améliorations ont été apportées, dont la plus importance est l'ajout de vraies parties de batterie, jouées par Ken Serio. Au final, si les enregistrements eux-mêmes étaient inédits, le fait que ces morceaux aient été publiés dans d'autres versions sur le premier album nous a incité à les présenter comme des titres bonus. Je serais bien en mal de dire s'ils s'accordent bien avec le reste du CD. A chaque auditeur d'en décider ! Jusqu'ici, les avis ont été partagés sur ce point. Mais je trouve quand même sympa d'offrir aux gens ce petit supplément de programme...

Nous avons évoqué un peu plus tôt l'éventualité de concerts... Envisagez-vous de faire de la scène, ou comptez-vous vous atteler immédiatement à l'écriture de votre futur troisième opus ?

AB : Etant donné la complexité de notre musique, et le travail considérable que nécessite sa conception et son enregistrement, nous avons toujours préféré nous focaliser sur une seule tâche à la fois. C'est pourquoi, même si nous avons parfois réfléchi à l'éventualité de faire de la scène, ces dernières années ont été exclusivement consacrées à la réalisation de Cantus Firmus. Maintenant que l'album est terminé, nous pouvons enfin changer notre fusil d'épaule ! Bref, nous répétons d'arrache-pied, même si parallèlement nous commençons à réfléchir à quelques idées pour le prochain album. Nous espérons faire très prochainement notre retour sur scène, et aimerions notamment nous produire dans les divers festivals progressifs qui existent de par le monde. C'est une perspective qui nous réjouit particulièrement !

(chronique et entretien parus dans Big Bang n°62 - Été 2006)