
PISTES :
CD 1 :
1. Viaduct (5:15)
2. Stalker (12:32)
3. Sleepin' Chaplin (3:17)
4. Little Train (2:23)
5. Suburban Night (3:36)
6. To Black Excerpt I (1:35)
7. Intermezzo (2:33)
8. Pilgrim's March (5:09)
9. Sonata For Violincello And Piano (3:47)
10. Burlesque (3:07)
11. To Black Excerpt II (5:05)
12. Goblin Dance (5:16)
13. Hommage À Frank Zappa (8:46)
14. Starless (Featuring John Wetton) (11:35)
CD 2 :
1. Fun Fair Land Opening (1:25)
2. Judas (9:16)
3. Windblown Waltz (3:13)
4. Struggle For Life (8:23)
5. Fun Fair Finale (2:06)
6. Crash And Cry (5:30)
7. Stonehenge (4:35)
CONCLUSION (31:32):
8. Conclusion (10:32)
9. Arrival Of Manticore II/1 (5:20)
10. Confess Your Beauty Cello-Guitar Duet (2:24)
11. Piano Solo (1:33)
12. Drum Solo (3:46)
13. Trumpet Solo (1:19)
14. Arrival Of Manticore II/2 (1:50)
15. Conclusion-Finale (3:08)
+ Piste multiméda et 3 titres MP3 :
- Don't Betray Me (3:01)
- Radio Rarotonga (4:36)
- Shadow Song (5:52)
FORMATION :
Peter Pejtsik
(violoncelle, basse, violon, chant)
Balazs Winkler
(trompette, piano, synthétiseurs)
Gabor Egervári
(flûte, narration)
Ferenc Torma
(guitare, claviers, chant)
Zoltan Lengyel
(piano, synthétiseurs)
Gabor Légradi
(chant)
Zsolt Madai
(batterie, percussions, synthétiseur)
AFTER CRYING
"Struggle For Life"
Hongrie - 2000
Periferic Records - 72:56 / 62:59
Après les Flower Kings et Quidam, c'est la troisième occasion qui nous est donnée dans ce numéro de renier, ponctuellement je vous rassure, l'avis que nous avons exprimé à de nombreuses reprises sur les albums live, à savoir qu'ils n'ont généralement qu'un intérêt limité. Il n'empêche qu'ils peuvent toujours, lorsqu'ils viennent au bon moment, remplir leur fonction traditionnelle : couronner l'accession de son auteur à un palier supérieur de sa carrière.
De ce point de vue, After Crying a su patienter suffisamment pour donner à Struggle For Life un retentissement maximal : en effet, à l'exception des titres live d'Elso Evitzed, les Hongrois n'avaient pas encore publié d'album entièrement enregistré en concert. Et pour faire les choses bien, ils le sortent même en deux versions : un double CD et un simple, 'digest' du premier qui s'en distingue par sa pochette rose et non bleue.
Les deux heures et quart de musique proposées ici sont issues de divers concerts donnés par After Crying au cours de l'année 1999. Une exception, et de taille : la version de «Starless» interprétée en compagnie de John Wetton lors du festival progressif de Budapest, en août 1997. Celle-ci, bénéficiant du même luxe de moyens (un saxophoniste se joignant à l'effectif instrumental déjà pléthorique du groupe) que celle de «21st Century Schizoid Man» quatre ans plus tôt, est un grand moment, mais ne doit surtout pas détourner l'attention de l'essentiel.
C'est en effet lorsqu'il joue sa propre musique qu'After Crying justifie le mieux son statut actuel sur la scène progressive internationale. Inutile de redire que celle-ci est proche des plus hauts sommets. Le niveau de savoir-faire, tant sur le plan de la composition que de l'exécution, atteint désormais par les Hongrois (parfaite combinaison de virtuosité classique et de puissance rock), est encore plus saisissant dans le contexte scénique, comme ceux qui assistèrent à leur prestation historique à Corbigny peuvent en témoigner.
En dépit de l'impasse faite sur Megalazottak és Megszomoritottak, Struggle For Life constitue un bilan plutôt équilibré de la carrière d'After Crying depuis ses débuts. Les allusions au dernier opus studio, le bien-nommé 6, servent de fil rouge à un parcours émaillé des pièces de résistance des différents albums, de l'«Hommage à Frank Zappa» d'Overground Music aux larges évocations de la suite qui donne son titre au présent recueil, en passant par «Judas» (de Fold Es Eg), «Stalker» (de De Profundis) et le «Conclusion» en hommage à Emerson (encore de 6), ainsi que d'une multitude de pièces plus courtes qui exploitent au mieux les infinies possibilités de combinaisons instrumentales de l'équipe.
On notera, outre une composition nouvelle, «Crash And Cry», la reprise des inédits de la compilation Almost Pure Instrumental, la présence sur le second CD de plages multimédia, ainsi que trois morceaux supplémentaires au format MP3, dont une autre nouveauté, «Radio Rarotonga». Des bonus qui achèveront de rendre indispensable ce superbe objet, particulièrement précieux pour ceux qui découvrent seulement After Crying.
Aymeric LEROY
(chronique parue dans Big Bang n°34 - Mai 2000)

