
PISTES :
1. Nell'Antro Della Strega (2:23)
2. La Mutazione (10:47)
3. Super Flumina (3:22)
4. Il Giullare (2:40)
5. Solo Con Le Ali (5:16)
6. La Preda (3:59)
7. Il Sogno (1:45)
8. Romanza (4:29)
9. Orient Express (2:23)
FORMATION :
Ermano Giacomel
(flûte [8])
Mauro Martin
(claviers [2])
Rossano Palù
(guitare [5])
Giampaolo Poles
(basse [1,2,4,9])
Maurizio Poles
(batterie [1,2,4])
Valter Poles
(claviers [1 à 8], guitare [1,2,4,6,9])
Paola Polese
(chant [2,8])
Giuseppe Vendramin
(claviers [9])
BARROCK
"La Strega"
Italie - 1999
Mellow Records - 37:09
Barrock : trois albums en 17 ans d'existence. Une performance certainement pas amenée à entrer dans les annales... D'un autre côté, un groupe n'est pas un sportif avide d'établir des records. Tant que la réussite artistique est au rendez-vous, nulle raison de se formaliser d'une si faible productivité, n'est-ce pas !?! Et ce La Strega est un indéniable retour gagnant sur le devant de la scène progressive...
Neuf compositions (de 1:45 à 10:48) sont au programme des festivités, initiées principalement par les claviers de Valter Poles (par ailleurs compositeur quasi-exclusif de l'album). Celui-ci possède une forte personnalité musicale, conférant à son art des couleurs que l'on rencontre aujourd'hui essentiellement au Japon. Barrock propose donc un rock progressif se situant à mi-chemin entre ceux de Ars Nova (celui de The Book Of Dead plus particulièrement) et de Motoi Sakuraba. L'orgue Hammond est ainsi souvent l'instigateur des motifs mélodiques, mais sait fort heureusement (pour nos chastes oreilles) se faire discret pour laisser les autres claviers (moog en tête) et les guitares se répandre en divins et délicats développements.
Il est à noter, à ce propos, que les développements en question sont totalement instrumentaux (ce n'était pas le cas sur les deux autres albums) mais sont néanmoins régulièrement ornés de vocalises féminines du plus bel effet. La dimension baroque (dont le patronyme du groupe éclaire le constant souci) de la musique demeure ainsi bel et bien présent, mais parvient brillamment à se nourrir d'éléments plus typiquement symphoniques. Ce lyrisme, qui en découle, est alors la clé de la réussite pour Barrock qui fait de son album un lieu parfaitement équilibré entre mélodies sucrées et sophistiquées... Belle surprise donc, qui place La Strega au sommet de la discographie du groupe italien...
Olivier PELLETANT
(chronique parue dans Big Bang n°31 - Juillet 1999)

