
PISTES :
1. Antiche Impressioni Part 1
(12:07)
a) Introduzione
b) Sorgente Incontaminato
c) Sulle Ali Del Passato
d) Nei Giorni Dell'Addio
e) Tra La Fitta Nebbia
f) Alito Mattutino (Suggestiva Immagina)
g) I Colori Dell'Infanzia
h) Intermezzo
i) Nei Giorni Dell'Addio (Reprise)
2. Antiche Impressioni Part 2 (11:20)
a) Inverno
b) Il Risveglio Della Assopite Terra
c) Nuvola All'Orizzonte
d) Fiocchi Di Neve
e) Riflessioni (Nel Profumo Del Pane)
f) Al Calar Della Notte
3. Antiche Impressioni Part 3 (15:40)
a) Il Lungo Sentiero (Parte III - La Città Sneza Tempo)
b) Guizal Di Reminiscenze
c) Nuova Stagione
d) L'Ultimo Volo Di Un Rondine
4. Sorge Il Sole (6:18)
FORMATION :
Corrado Sardella
(claviers, synthétiseurs, batterie, basse)
Dea
(chant soprano)
Massimo Farina
(chant, guitare électrique)
Marco Fedele
(guitare acoustique)
Tommy
(paroles)
DORACOR
"Antiche Impressioni"
Italie - 1999
Mellow Records - 45:27
Bravo à Doracor ! En deux ans, voici le troisième album qu'il nous propose; et force est de constater que ce Antiche Impresioni est supérieur à ses deux prédécesseurs... Les amateurs de longues épopées instrumentales (le chant est vraiment très peu présent) vont en avoir pour leur argent, car notre multi-instrumentiste transalpin (il est néanmoins entouré ici de plusieurs invités, d'un talentueux guitariste notamment qui exécute quelques superbes solos) est certainement l'un des plus doués à l'heure actuelle sur la scène progressive.
Beaucoup de talent effectivement chez Doracor, mais un style quelque peu homérique qui le pousse à aller toujours plus loin dans des architectures sonores logiquement de plus en plus complexes. La suite-titre de 40 minutes correspond tout à fait à cette mégalomanie latente, qui n'est certes pas condamnable en soi (on a trop fustigé la timidité de certains pour blâmer cette ambition) mais qui pousse notre homme vers des formes musicales trop peu consensuelles pour s'attirer les faveurs du plus grand nombre. Et pourtant, les méandres de cette pièce fleuve se parcourent avec délice, avec des interventions de moog en guise de repères permanents. Vraiment superbe, et parfaitement contrôlé !
Mais que voulez-vous, ma mauvaise foi ne veut s'éloigner, et plus Doracor fait preuve de progrès et plus je suis tenté de regretter qu'il ne fasse pas partie d'une réelle formation. Une formation plus démocratique en fait, dans laquelle sa fougue épique trouverait davantage de répondant et pourrait alors s'exprimer dans un contexte plus propice à l'élaboration des chefs-d'œuvre dont il est clairement capable... Un très bon album critiqué aussi durement, voilà bien un cruel paradoxe pour un artiste que l'on apprécie autant. Désolé Doracor...
Olivier PELLETANT
(chronique parue dans Big Bang n°31 - Juillet 1999)

