
PISTES :
1. Discovery (8:11)
2. Hands Of Fire (7:53)
3. A Blanket Of Darkness (2:04)
4. Fall Betrays The Earth... (2:28)
5. ... Winter Has No Mercy (7:53)
6. Broken Door (1:22)
7. Walking with Frightened Angels (5:15)
8. The Dance (6:03)
9. Interlude (0:43)
10. Rats (5:29)
11. Approaching Acheron (6:59)
12. A Song For Twilight (17:12)
FORMATION :
Brian O'Neill
(guitares)
Tim Miller
(batterie)
Charles Gore
(basse)
John Battema
(claviers)
Laurie Ann Haus
(chant)
EXTRAITS AUDIO :
EPHEMERAL SUN
"Broken Door"
États-Unis - 2005
Autoprod. - 71:39
La petite vague gothico-symphonique (Evanescence, Within Temptation, etc.) avec chanteuse a encore fait des émules. Si ces groupes au succès fulgurant développent une musique emphatique tout en restant très accessibles, une nouvelle génération va peut-être supplanter ces super stars en incluant une sophistication propre à rafraîchir le style. Après donc le récent Stream Of Passion qui ajoute à sa cuisine une légère pincée de prog, Ephemeral Sun tente de se faire une place au soleil en poussant le bouchon un peu plus loin. Alors que l'on ressent un certaine retenue chez le groupe de Lucassen, Ephemeral Sun ne calcule pas et nous convie à une version assez personnelle d'un style qui reste encore très codifié.
Evoluant dans un univers bigarré dont le coeur serait composé du chant haut perché de Laurie Ann Haus et des guitares rageuses de Brian O'Neil, les Américains se démarquent des groupes précités de par une variété de ton tout à fait bienvenue. Alternant passages sombres à d'autres typiquement prog par la présence accrue des claviers et du piano, Ephemeral Sun arrive à rester captivant de bout en bout. Evoquant parfois The Third And The Mortal dans la variété des ambiances abordées, à savoir sonorités électro avec des passages plus folk où la voix de Laurie Ann fait merveille, le groupe ne s'impose pas de contraintes de temps (une bonne partie des titres de l'album dépassent largement les cinq minutes) ni de style.
Ce qui pouvait paraître frustrant chez Evanescence et Within Temptation, à savoir toucher de près l'élément symphonique sans forcément le pousser jusqu'au bout, est beaucoup plus réussi et réjouissant chez Ephemeral Sun. Ceux-ci parviennent en effet à intégrer tout à fait naturellement dans leur musique une forte connotation progressive qui va certainement ravir un grand nombre de mélomanes.
Julien GOARNISSON
(chronique parue dans Big Bang n°60 - Décembre 2005)


