BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

One In Every Crowd pochette

PISTES :

1. Half Of Me (8:05)
2. Dark Flower Perfume (1:15)
3. Love And Pain (16:09)
4. Waiting For... (2:08)
5. You (5:33)
6. Private Fears (8:08)
7. Back On Planet Earth (5:51)
8. Just Before (2:08)
9. One Day... (16:52)

FORMATION :

Didier Pègues

(batterie, claviers)

Philippe Bénabès

(claviers)

Benoît Derat

(chant, guitare)

Amirouche Ali Benali

(guitare)

Cécile Carretero

(basse)

EXTRAITS AUDIO :

EYE TO EYE

"One In Every Crowd"

France - 2006

Muséa - 66:10

 

 

Ah, qu'on l'aura attendu ce One In Every Crowd ! Depuis la disparition d'ADN en 2003, et la création dans la foulée par Didier Pègues et Philippe Bénabès (deux de ses leaders) de cette nouvelle formation francilienne, nous languissions de découvrir un jour les compositions inédites dont nous avions régulièrement eu écho dans le Landerneau progressif... Il faut dire que les échos en question étaient des plus flatteurs, présentant Eye To Eye comme une sorte de 'Spock's Beard Français'... Rien que cela ! Bien évidemment, ce genre de comparaison, malgré le compliment sincère qu'il induit, a tout au contraire pour détruire une carrière, avant même qu'elle ne démarre... Alors, ne nous emballons pas et évoquons ce One In Every Crowd comme il se doit, en présentant ses indéniables qualités (qui justifient cette mise en lumière dans nos pages) sans omettre ses imperfections dont les musiciens d'Eye To Eye ont pleinement conscience et qu'ils ont déjà commencé à gommer. A défaut d'être ou de devenir le 'spock's Beard eard français', Eye To Eye pourra alors peut-être s'avérer suffisamment solide pour porter à terme les espoirs d'une scène progressive Française en mal de leaders charismatiques...

Au delà de cette introduction qui prend au final des airs de conclusion, il convient de rapidement faire remarquer combien Eye To Eye s'avère d'une toute autre envergure que feu ADN. Alors que ce dernier pratiquait une forme de navigation de plaisance, voguant paisiblement sur des lacs sans reliefs, Eye To Eye a choisi d'aller affronter des eaux bien plus vives et dangereuses au coeur de mers déchaînées. Ce choix, tout aussi risqué qu'enthousiasmant, ne peut que rendre compréhensif et indulgent quant aux imperfections évoquées plus haut. Bizarre, vous dîtes-vous, de débuter une chronique de la sorte, insistant sur les travers avant même d'avoir évoqué les qualités... La raison en est simple : Eye To Eye est constitué de musiciens humbles, n'ayant qu'un seul but, celui de progresser et de faire progresser leur musique. Et cette dernière, constituée de strates, se doit d'être découverte en profondeur au delà des couches superficielles. Car, soyons clair, One In Every Crowd souffre d'une mise en son (le mixage est ici visé en priorité), sinon mauvaise en tout cas perfectible, qui ne met pas en valeur le propos de Eye To Eye comme il le mériterait.

Oui, ce progressif, tantôt néo, tantôt symphonique, tantôt 'seventies' a de l'envergure et bénéficie d'une écriture (tant structurelle que mélodique) soignée et à même de séduire assez largement les adeptes de notre mouvement. Les neuf présentes compositions (8, 1, 16, 2, 5, 8, 6, 2 et 17 minutes) prennent ainsi des formes fort variées, offrant à One In Every Crowd une structure parfaitement équilibrée, entre pièces alambiquées, courtes plages de transition et morceaux intermédiaires. Parmi ces derniers «You» (5:32), d'essence 'floydienne' fait figure de totale réussite et devrait jouer très vite le rôle de 'carte de visite' pour son auteur. Centrée autour d'un superbe solo de guitare, cette composition se décline en ondulations classisantes, avant de s'enchâsser à «Private Fears» (8:07) où l'atmosphère s'avère plus pesante, démontrant combien Eye To Eye a l'art du contre-pied. La forte personnalité du groupe s'exprime d'ailleurs tout au long de cet album multiforme, qui ne peut au final se laisser réellement circonscrire à un genre ou une formation. Eye To Eye se nourrit de toutes sortes d'influences, présentes en filigrane sans jamais être envahissantes, et échappe de fait à tout raccourci réducteur. Non, pas de 'sous Spock's Beard' à craindre ici, avant tout car One In Every Crowd est bel et bien d'obédience européenne. «One Day...», par exemple» oscille tout au long de ses 17 minutes entre les atmosphères langoureuses chères à Marillion (dernière époque) et des ponctuations typiquement 'seventies' qui m'évoquent parfois Pulsar et Pink Floyd... Il s'agit donc ici d'une parfaite conclusion à ce premier opus, qui s'écoule globalement avec beaucoup de naturel et de suavité (un rapport de séduction semble vouloir s'instaurer entre auditeurs et musiciens), et laisse la part belle aux longues envolées instrumentales. En guise d'anecdote, et histoire également pourle groupe de nous montrer de quoi il est capable, on découvre une excellente reprise de «Back On Planet Earth» de Ayreon (issu de Actual Fantasy). Et à l'écoute de cette nouvelle version, on comprend aisément pourquoi notre ami Hollandais a donné son accord à cette publication...

Eye To Eye apparaît au final comme un formidable espoir de là scène progressive Française. Car son potentiel est là et bien là, à savoir des compositions à tiroirs parfaitement maîtrisées, un chanteur à la personnalité certaine même si les parties vocales ne sont pas toujours très bien intégrées à la musique, une identité musicale évidente (entre symphonisme 'seventies', progressif atmosphérique et néo-progressif) et une soif de progresser intarissable... Alors, si quelques défauts se font indéniablement ressentir (on l'a dit, en priorité au niveau du mixage qui noie parfois la batterie et la guitare rythmique, lors des phases les plus dynamiques notamment) à l'écoute de One In Every Crowd, Eye To Eye doit les considérer finalement comme une chance, c'est-à-dire comme des points de repères et somme toute comme les pistes à creuser pour parvenir prochainement à maturité. A Didier Pègues et ses amis de prendre conscience de leurs devoirs (qui ressemblent désormais à une obligation morale) envers tous les mélomanes d'ores et déjà pris dans leurs filets et avides de se laisser entièrement éblouir à l'avenir... Ambitieux certes, mais réaliste !

Olivier PELLETANT

Entretien avec Didier PÈGUES :

Eye To Eye

Didier, on t'a connus avec ADN, et on te retrouve aujourd'hui avec Eye To Eye. Des explications à nous fournir ?

Absolument ! ADN travaillait depuis fin 1999 à la réalisation d'un double concept album dont le public a pu avoir quelques extraits durant les derniers concerts du groupe. Les compositions ont évolué peu à peu pour finalement prendre une forme qui ne convenait pas à la majorité d'entre nous, et ce, malgré tout le talent d'écriture de Fred Schneider. Tout cela a fini par créer des tensions internes qui ont débouché sur le départ de Thierry, bassiste d'ADN, Au bout d'un moment, l'intention n'y étant plus, nous avons préféré nous séparer d'un commun accord sans heurts et sans histoires début 2003. Quelque temps auparavant, nous avions fait un concert avec Limelight, un groupe d'étudiants branché métal symphonique et nous avons repris à cette occasion «Echoes» de Pink Floyd, les deux groupes ensemble sur scène. Nous nous sommes rapidement trouvé des affinités, et à notre départ d'ADN, nous avons fusionné avec Benoît et Cécile, respectivement chanteurs et bassiste de Limelight. Ainsi est né Eye to Eye. Amirouche nous a rejoints l'année suivante alors que les morceaux de l'album étaient déjà composés.

Y a-t-il une chance que le double album d'ADN sorte un jour ?

Officiellement non car les enregistrements démo de l'époque ne sont pas d'une qualité sonore suffisante. Peut être sous une forme de bootleg, qui sait, dans quelques années...

Il me semble que votre album est prêt depuis de longs mois (voire années). Explique-nous les raisons de ces reports successifs...

Ces reports successifs sont tout simplement dus à notre perfectionnisme. Je dois l'avouer, je suis un emmerdeur face à la production. A mes yeux, l'album le mieux produit de tous les temps est Dark Side Of the Moon de Pink Floyd. Quand on pense que ce chef-d'œuvre a été enregistré sur des consoles analogiques avec un nombre limité de pistes... Aujourd'hui, la technique nous permet d'enregistrer sur un nombre illimité de pistes en digital, et nous n'arrivons pas encore à la cheville de cet album en terme de son, c'est frustrant !!! En ce qui nous concerne, nous ne sommes ni les uns ni les autres, des professionnels de la musique. Juste des amateurs éclairés. Nous avons chacun nos vies de famille, nos boulots respectifs, ce qui ralentit forcément la marche de la production. Si nous n'avions que ça à faire, il y a longtemps que l'album serait sorti, mais c'est le problème de beaucoup de groupes dans le milieu progressif, et même parmi les grands (IQ et Pallas entre autres). Heureusement que les moyens techniques actuels nous permettent de travailler à la maison à notre vitesse sans avoir à dépenser des sommes astronomique en studio d'enregistrement.

Vous avez ainsi du entamer la réalisation de l'album suivant, non !? A t-il d'ailleurs des chances d'arriver plus rapidement ?

Nous sommes effectivement en train de travailler d'arrache-pied sur notre nouvel album et nous pouvons d'ores et déjà annoncer que nous avons plus d'une heure de musique prête à l'emploi. Restent encore à peaufiner les textes et les arrangements. Les batteries et les claviers sont déjà en boite. Nous sommes actuellement en train d'enregistrer les parties de guitare à raison d'une moyenne d'un soir par semaine, ce qui est peu par rapport au travail que cela demande. Néanmoins, les choses avancent assez vite car une grande majorité de morceaux sont composés depuis suffisamment longtemps pour qu'on ait pu travailler dessus en amont. Nous avons une idée assez précise du «but à atteindre» d'autant plus que nous avons progressé dans l'utilisation des outils d'enregistrement et sur les techniques de mixage. Concernant ses chances d'arriver plus vite ou pas, cela dépendra de beaucoup de choses. Nous nous sommes fixés le mois de Juin 2007 pour boucler l'enregistrement, en espérant une sortie début 2008. Reste à savoir si nous pourrons tenir les délais que nous nous fixons...

Pourquoi ce nom de groupe au fait ?

La signification exacte du terme Eye To Eye est : «voir les choses de la même façon que...». C'est ainsi que l'on peut résumer l'état d'esprit dans lequel nous travaillons. Nous avons la chance d'être à peu près tous sur la même longueur d'onde, nos influences étant très similaires. De plus le fait de travailler ensemble (Philippe et moi) depuis plus de 15 ans nous a rendus l'un et l'autre très complémentaires, moi sur l'aspect artistique des choses et Phil sur le coté technique. Les problèmes se résolvent de façon très démocratique et ça, c'est un grand luxe au sein d'un groupe, quel qu'il soit. Nous arrivons très souvent à la même conclusion : «Amirouche, arrête de jouer de la guitare sans arrêt» (rires !).

On a pu lire à droite et à gauche que votre musique était une sorte de mélange entre Pink Floyd et Spock's Beard. Qu'en pensez-vous ? Est-ce flatteur, réducteur ou trompeur ?

Waouh !!! Pour être flatteur, ça l'est indéniablement. Maintenant, restons les pieds sur terre. Nous n'arriverons jamais au niveau de la production des premiers, ni au niveau technique des seconds, même si bien sûr, cela peut représenter en quelque sorte un but ultime. Mais là où, eux, touchent du doigt la perfection, nous avons beaucoup à apprendre, et à la limite heureusement, car c'est ce qui rend ce challenge si passionnant ! Le jour où la perfection est atteinte, il n'y a plus de motivation possible...

Réducteur, ça l'est également dans le sens où ces deux groupes ne sont pas nos seules influences. On peut citer en vrac, Supertramp, Dream Theater, Nightwish, Neal Morse, Harmonium, King Crimson, Therion, Gerard, et tous les groupes usant et abusant du Mellotron (Anekdoten, Museo Rosenbach, Air, etc...), Dire straits, David Gilmour, Steve Rothery, tous les Guitar heroes pour Amirouche, The Gathering, et les groupes de metal industriel pour Benoît, toute la mouvance métallique pour Cécile. Le but est maintenant d'arriver à créer notre propre son, à avoir notre propre «signature», et c'est sûrement là notre principal challenge.

Trompeur ? Je ne le pense pas car effectivement Pink Floyd et Spock's Beard font partie de nos principales influences.

Vous avez choisi de vous exprimer en anglais. Que répondez-vous aux personnes qui reprochent aux groupes français (et pas qu'à eux d'ailleurs) leur accent souvent approximatif ?

Ce problème n'est malheureusement pas nouveau. Le choix de chanter en anglais permet une diffusion internationale beaucoup plus large, c'est évident. Connaîtrions nous si bien Ayreon par exemple si Arjen Lucassen avait décidé de s'exprimer en Hollandais, ou si Scorpions et Eloy de le faire en Allemand ? Certainement pas !!! Cela dit, cela n'empêche pas certains de chanter en français avec talent (Ange, Galaad, Caféine et beaucoup d'autres). Le problème de l'accent est à mettre sur le dos de l'enseignement de l'anglais qui d'une façon générale, a pris beaucoup de retard par rapport à nos voisins européens.

Que pensez-vous de la notoriété croissante de certains groupes pop dont la musique flirte avec le progressif (Archive, Pure Reason Revolution, etc.) ?

On pourrait rajouter Air, Muse, Radiohead et encore beaucoup d'autres. Ces groupes ont permis de réhabituer l'oreille des jeunes à l'utilisation des claviers analogiques, en particulier le Mellotron et d'une façon plus générale aux sons plus acoustiques (Keane par exemple). Craig Armstrong a repris «Starless» de King Crimson dans une version très personnelle. D'une façon générale, la pop anglaise actuelle vise à redorer le blason de l'école progressive à défaut du progressif pur et dur. Cela a au moins l'avantage d'élargir l'esprit des plus jeunes qui ne connaissent pas forcément les dinosaures du genre. Muse et Archive font salle comble à chacun de leurs passages en France. Malgré cela, notre pays reste malheureusement hermétique, du fait de la programmation très restrictive de la musique sur les radios comme à la télé. Il n'y a plus guère que Nagui avec Taratata qui propose de la pop-music de qualité sur le petit écran. Est-il normal que les journaux de télévision fassent systématiquement leurs couvertures sur la Star-Ac ?! La route est encore longue...

Aura-t-on la chance de vous voir prochainement sur une scène ?

Pas tout de suite. Les petits concerts sont très galère en particulier au niveau son, et quantité de matériel sur scène (claviers et batterie). Plutôt que de faire des prestations de mauvaise qualité, nous préférons actuellement nous axer sur l'enregistrement du deuxième album, d'autant plus que Benoît est très accaparé par son travail en ce moment. Cela dit, si nous trouvons l'occasion de nous produire à moyen terme sur une scène parisienne, nous le ferons volontiers (message subliminal pour les éventuels organisateurs de concerts).

Comment voyez-vous l'avenir du groupe au delà de ce premier album ?

Nous sommes en train d'enregistrer le deuxième album sur lequel Amirouche s'est impliqué au niveau de la composition, chose qu'il n'avait pas pu faire sur le premier album puisque les morceaux étaient déjà prêts à son arrivée. Nous commençons à travailler pour le 3ème album, et nous avons dans les tiroirs une pièce de plus de 45 minutes que nous pourrions, à terme, produire sous forme d'un concept. Ce ne sont bien entendu que des projets, mais ils ne manquent pas; nous n'avons pas l'intention de nous arrêter en si bon chemin.

Vos derniers coups de cœur, en matière de musique, de lecture, de cinéma ?

Je viens de découvrir Keane, que j'aime particulièrement pour son coté acoustique, facile d'accès sans pour autant être simpliste. Je suis ravi du grand retour de Saga, dont les derniers albums sont une superbe remise à flot de ce groupe mythique. J'attends avec beaucoup d'impatience le prochain album de Roger Waters, ainsi que celui de Roger Hodgson, grâce à qui j'ai un jour démarré la musique... Côté cinéma, j'ose espérer que le Bilbo promis par Peter Jackson verra rapidement le jour, et que la 'ressortie' de Blade Runner en DVD enfin remasterisé va nous permettre de fêter dignement les 25 ans de ce chef-d'œuvre !... Philippe attend impatiemment le nouvel album de Therion, qui est le groupe qui le fait le plus kiffer actuellement, ainsi que la sortie de Harry Potter 7 qui devra être grandiose pour terminer la série.

Un coup de gueule à formuler, quel que soit le sujet ?

Oui, je viens ajouter de l'eau au moulin de M. Payssan de Minimum Vital, qui a pris parti de défendre l'histoire de Yes et du progressif en général lors de votre dernier numéro. Il est vrai que beaucoup de gens qui se disent fans de musiques progressives, sont plus obtus que certains extrémistes de tous bords confondus, alors qu'ils devraient avoir l'esprit ouvert. Pour certains, notamment, un morceau de progressif est forcément long et doit en mettre plein la vue. Je pense bien sûr que ce n'est pas forcément le cas, car on peut être prog en faisant très court. Je vais prendre un exemple qu'une majorité de vos lecteurs doit connaître sans pour autant que cela soit apparenté au prog : «L'homme à l'Harmonica», extrait d'Il Etait Une Fois Dans L'Ouest d'Ennio Morricone. La musique progressive est un magnifique véhicule d'émotions contrastées, non ?...

Démonstration :

0'00 : Le morceau démarre sur un harmonica plaintif, qui sous entend la douleur intérieure d'un homme qui en a bavé et qui cherche la vengeance...

0'25 : Entrée d'un cor et de bois qui viennent soutenir cet aspect lancinant, montrant que l'homme en question a attendu très longtemps cette vengeance

1'05 : L'arrivée soudaine de la guitare électrique ainsi que des pizzicati de violons mettent en avant la montée de cette violence qui est en train de le submerger.

1'54 : Introduction des percussions, des violons et des voix : explosion de cette violence et de cette haine intérieure...

2'29 : Fin des hostilités, l'instrumentation se calme et redescend peu à peu

2'40 : Entrée d'une flûte pour apaiser l'atmosphère, presque pour rendre l'atmosphère sereine...

3'07 : Une cloche pour symboliser la mort au milieu de l'apaisement. L'harmonica reprend le dessus, la vie continue malgré tout...

3'27 : Fin

Trois minutes et vingt sept secondes pour passer d'une ambiance calme à une montée de violence et redescendre à l'apaisement ! Ce morceau pourrait résumer à lui seul la musique progressive et ce, dans un temps record !! CQFD !

Le mot de la fin ?

Nous espérons que One In Every Crowd plaira à une majorité de prog maniacs, et nous invitons tous ces gens à nous rendre visite sur notre site : http://eyetoeye.free.fr afin qu'ils nous fassent part de leurs impressions. Nous aimerions aussi remercier tous les bénévoles qui donnent de leur temps pour nous permettre d'écouter cette musique en live, en particulier les très actives associations Prog La Vie et Fantastiques Musiques sans lesquelles les concerts parisiens seraient compromis.

(chronique et entretien parus dans Big Bang n°64 - Hiver 2006-2007)