
PISTES :
1. Stand Up (6:27)
2. Signature In The Sand (5:55)
3. Whiteline Highway (7:17)
4. Wasteland (5:54)
5. 11 (1:54)
6. T230 (7:48)
7. Days Gone By (8:07)
8. Miss D Meanour (6:07)
9. Omen (2:41)
10. Stop (15:12)
FORMATION :
Andy Lawton
(chant, guitares électrique et acoustique)
Brian Donkin
(chant, guitare)
Steve Lipiec
(claviers)
Dave Bridget
(basse, guitare électrique)
Chris Moyden
(batterie)
Kristi Bonfield
(chœurs)
FINAL CONFLICT
"Stand Up"
Royaume-Uni - 1997
Angular Records - 68:21
Ce n'est pas sans un certain plaisir que l'on découvre, cinq ans après le très réussi Quest, ce troisième album des Britanniques de Final Conflict. En effet, ce groupe, sans être véritablement un ténor du genre, n'en possède pas moins un charme certain, qui me l'a rendu attachant depuis son tout premier album, Redress The Balance, en 1989.
Contrairement à certains de ses compatriotes, Final Conflict avait su évoluer et délaisser quelque peu son néo-prog très chanté à la mode des années 80 pour une musique beaucoup plus symphonique, à base de longues suites épiques. Cinq ans plus tard, c'est l'heure de la synthèse : les musiciens (qui n'ont pas changé depuis 1992) brisent le silence et reviennent donc avec Stand Up, un très bel album qui concilie brillamment les deux penchants du groupe.
Les dix compositions (de 1:54 à 15:12, dont deux courts instrumentaux) marient en effet ambition progressive (richesse des thèmes, changements de climats) et accessibilité plus rock (parfois un peu fadasse, avouons-le...), le tout servi par un souci mélodique jamais pris en défaut. Superbe exemple de cet univers, la longue introduction instrumentale de «T230», sans conteste l'un des meilleurs moments de l'album !
Tel un orfèvre, Final Conflict a pris le temps de peaufiner ses compositions, et cela s'entend. La production, impeccable, y contribue, donnant à chaque instrument sa juste place, pas plus en avant l'un que l'autre. Même si les parties instrumentales sont les plus importantes en terme de durée, il convient de saluer les performances vocales de Brian Donkin et Andy Lawton, dont les timbres très contrastés (clair pour le premier, plus écorché pour le second) se complètent avec beaucoup d'à-propos, renforçant le caractère émotionnel (souvent très nostalgique) des morceaux.
Il n'y a dans la musique de Final Conflict rien de véritablement exceptionnel ni de très original (on sent encore par ci par là l'influence de Marillion), mais un savoir-faire indubitable qui caresse et enjôle l'auditeur. Les amateurs de sensations fortes seront insensibles, mais les autres découvriront peut-être ce charme indescriptible qui m'a durablement touché. Un petit bonheur comme on en manque parfois...
Christian AUPETIT
(chronique parue dans Big Bang n°23 - Novembre-Décembre 1997)

