
PISTES :
CD 1 :
1-18. The Garden Of Dreams (59:57)
19. Captain Capstan (0:55)
20. IKEA By Night (0:05)
21. Astral Dog (8:00)
CD 2 :
1. Deaf, Numb And Blind (11:09)
2. Stupid Girl (6:49)
3. Corruption (5:55)
4. Power Of Kindness (4:25)
5. Psychedelic Postcard (9:50)
6. Hudson River Sirens Call 1998 (4:20)
7. Magic Pie (8:19)
8. Painter (6:45)
9. Calling Home (11:00)
10. Afterlife (4:34)
FORMATION :
Roine Stolt
(chant, guitare, claviers)
Tomas Bodin
(claviers)
Michael Stolt
(basse)
Hans Fröberg
(chant)
Hasse Bruniusson
(percussions)
Jaime Salazar
(batterie)
The FLOWER KINGS
"Flower Power"
Suède - 1999
Foxtrot Records (réédit. Inside Out) - 68:57 / 72:16
La sortie de Flower Power marque une nouvelle étape dans le stakhanovisme effréné des Flower Kings. Les Suédois semblent mettre un point d'honneur à battre leurs propres records de productivité. Sur le plan de la durée, Stardust We Are est en effet déja supplanté !!! "Garden of Dreams", dont les presque soixante minutes occupent la quasi totalité du premier CD, établit à lui seul le record de la plus longue suite progressive jamais écrite ! Soit, à titre de comparaison, trois fois "Close to the Edge" !
Sachant, de plus, que ce rythme infernal n'empêche nullement Stolt et Bodin de nous pondre des œuvres solitaires elles-mêmes bien remplies, il faut se rendre à l'évidence : nous avons là affaire à un phénomène sans précédent. Même en comptabilisant les pires médiocrités, on ne peut pas citer de groupes en mesure de soutenir la comparaison. Mais s'il est rassurant de pouvoir compter sur une telle formation, d'un autre côté, à nous filer le vertige, celle-ci nous fait craindre un peu pour son avenir un éventuel reflux (maintes fois constaté chez d'autres) à la hauteur de sa démesure.
Autre question qui vient logiquement à l'esprit en découvrant ce nouveau double-CD : la quantité ne risque-t-elle pas de compromettre la qualité ? La découverte de la suite "Garden of Dreams" est sur ce point rassurante. On y retrouve le groupe au sommet de sa forme, et s'il faut de nombreuses écoutes pour digérer une œuvre aussi massive, la surprise de sa découverte est en elle-même déjà source de plaisir. Les compositeurs ont réellement pris en compte la nécessité de ne pas lasser, de contraster au maximum leur propos tout en conservant une structure d'ensemble cohérente. Les compétences déjà observées sur les albums précédents, notamment Stardust We Are, sont plus que jamais mises à contribution pour faire de la pièce une source de jouissance infinie (ou presque...).
Cette recherche de la variété pousse les musiciens à quitter sporadiquement leur style propre pour évoquer les maîtres d'hier (Pink Floyd, King Crimson, Genesis, Camel...). Loin de gâcher la fête, ces réminiscences donnent à l'ensemble une allure de manifeste progressif qui perpétue l'esprit militant du groupe. D'autre part, il faut aussi le signaler, celui-ci montre des aspects totalement inattendus qui rassurent quant à sa capacité à se renouveler sur des bases aussi saines.
C'est, sans aucun doute, sur le plan du chant qu'il y avait le plus à craindre, la longueur de la suite pouvant remettre en évidence les faiblesses d'hier. Or, comme la musique, les parties vocales parviennent à maintenir l'intérêt, présentant dans leur cheminement de multiples facettes, dont la diversité est évidemment accentuée par l'alternance à ce poste de Roine Stolt et Hans Fröberg. Les progrès du premier en ce domaine l'autorisent notamment à se risquer désormais sans peine dans les aigus; quant au second, sa voix s'avère si changeante qu'on a parfois du mal à la reconnaître.
Du côté des claviers, Tomas Bodin est toujours aussi performant pour générer les atmosphères les plus variées. Il se montre aussi capable d'une grande virtuosité, ce qui laisse un sentiment de frustration dans la mesure où il semble s'autocensurer toute démonstration prolongée de son talent, ce qui aurait pourtant le mérite de remédier à un équilibre trop en faveur des guitares. S'il faut avouer que la qualité de "Garden of Dreams", et notamment la cohésion instrumentale proposée, atténue quelque peu la pertinence de cette exigence, on n'en aimerait pas moins être convaincu que ce potentiel ne restera pas éternellement en réserve.
Après un final absolument grandiose, le premier disque se poursuit avec deux morceaux insignifiants aux durées ridiculement courtes (55 et 5 secondes !), sortes d'antithèses humoristiques du plat de résistance. Enfin, il se conclut avec "Astral Dog", instrumental co-écrit par Stolt et Jaime Salazar, ce dernier étant surtout l'auteur d'une trame rythmique sur laquelle les autres musiciens ont pu improviser : plaisant mais finalement inconséquent, ce morceau nous ramène à un niveau musical plus moyen.
Si l'on hésite à espérer un second disque aussi riche que le premier, on n'envisage pas pour autant l'éventualité d'une grosse disparité. Tel est pourtant bien le cas. Quelques très bons titres, tout à fait dans l'esprit de la suite - la longue introduction instrumentale de "Deaf, Numb & Blind" (11:09), le luxuriant "Calling Home" (11:00) ou le flamboyant instrumental final, "Afterlife", qui reprend d'ailleurs un thème de "Garden Of Dreams" -, ne suffisent à infléchir une orientation générale qui subit, ou plus exactement s'accommode, d'un net retrait d'inspiration.
On comprend certes que la capacité productive du groupe ait ses limites, et il est possible que certains morceaux aient été tout simplement un peu trop vite mis en boîte. Il appartient cependant aux musiciens de juger ce qui est digne d'être publié et ce qui n'en vaut pas la peine. La volonté affirmée de Roine Stolt de "varier les plaisirs" renforce l'inquiétude d'un choix délibéré (l'entretien qui suit confirme d'ailleurs cette hypothèse). Comment expliquer autrement la soudaine frappe rudimentaire de Salazar sur "Psycedelic Postcard" [sic] (9:50), ou les arrangements façon U2 de "Stupid Girl" (6:49) ?
Maintenant, qu'on ne nous fasse pas de mauvais procès d'intention. Il ne s'agit pas pour nous de dénoncer le moindre écart par rapport aux valeurs progressives parmi ceux qui les défendent le mieux. Simplement, il apparaît évident qu'en conformant leur propos à des standards on-ne-peut-plus conventionnels (pop, rock-FM, etc.), les formations qui s'offrent à ce genre de facilités ne peuvent pas réellement mettre en valeur le meilleur de leurs compétences.
Aussi, même en terme de musique "grand public", on ne peut pas vraiment parler, pour ce second disque, de réussite, l'apport mélodique à séduction rapide étant de ce point de vue un peu maigre. L'idée qu'une pop "progressivée" puisse séduire au-delà du public habituel a toujours cours, bien que les multiples tentatives foireuses de compromis en illustrent régulièrement, au mieux l'inutilité, au pire la nocivité. Il semble que les Flower Kings inaugurent en fait un nouveau style d'expérience dans cette direction, évitant tout risque de perdre son crédit progressif en proposant des escapades en roue libre, sans réduire par ailleurs le taux de compositions ambitieuses.
Bref, l'excellence de la première moitié de Flower Power paie notre indulgence pour le niveau plus moyen de la seconde. Certains trouveront peut-être ce jugement sévère. Seulement, encore une fois, la qualité de la suite est telle que le reste prend souvent des allures de bonus, voire de chutes dispensables... Et que dire de la cohérence de l'ensemble ? A quelques exceptions près, la séparation en deux CD de ce qu'on peut considérer (en schématisant) comme étant le meilleur et le pire de toute la production du groupe ressemble à la présentation de deux choix possibles quant à son évolution prochaine.
Chacun est certes libre de laisser de côté certains morceaux, comme il l'est d'arracher les publicités dans un magazine. Il n'empêche que l'amateur de musiques ambitieuses se doit plus que jamais d'exprimer ses craintes. Aussi, si l'on vient à nous demander de citer l'un des meilleurs albums de ce début d'année, il nous faudra répondre non pas Flower Power, mais... "Garden of Dreams".
Laurent MÉTAYER
Entretien avec Roine STOLT & Tomas BODIN :
Qu'avez-vous souhaité exprimer par le titre Flower Power ? S'agit-il avant tout d'un jeu de mots, réussi il est vrai, ou d'une référence plus sérieuse aux idéaux du «summer of love» ?
RS : Un peu de tout cela à la fois. L'idée prédominante était d'exprimer cette impression de puissance que nous ressentons, de plus en plus, en faisant cette musique. Et puis il y a l'idée de la fleur qui commence par être une graine minuscule, pour devenir finalement un chef-d'œuvre incroyable... Nous avons, je crois, le pouvoir de changer quelque chose dans la vie des gens par la musique, et nous comptons utiliser ce pouvoir, de manière positive bien sûr. Un tel album est un témoignage important, car la musique est un langage universel.
On l'a attendu longtemps, cet album : au départ annoncé pour la fin du mois d'août, il n'est finalement sorti que cinq mois plus tard. Pourquoi ce retard ?
RS : Nous avons d'abord repoussé la sortie de Flower Power lorsque nous avons su que Tomas Bodin ne serait pas disponible pour la tournée américaine que nous avons effectuée à la rentrée dernière. Nous avons dû lui trouver un remplaçant, Robert Engstrand, et répéter avec lui. Puis l'enregistrement de l'album lui-même a pris du retard sur nos prévisions. Nous souhaitions qu'il soit aussi bon que possible, et ne rien bâcler. Puis il y a eu toutes sortes de contre-temps techniques. Le magnéto est tombé en panne, et le mixage s'est avéré assez problématique. Et pour couronner le tout, il y a eu des ratages au niveau de la masterisation...
La pièce de résistance de Flower Power est évidemment la suite «Garden Of Dreams», dont la durée de près d'une heure est sans précédent, y compris dans le rock progressif. Ce défi était-il en lui-même l'inspiration principale de ce projet ?
TB : Après la sortie de Stardust We Are, j'ai dit à Roine qu'il serait intéressant, pour le prochain album, de faire un morceau qui s'étendrait sur un CD entier. Je me suis donc mis au travail, à partir de fragments que j'avais en réserve. J'ai montré le résultat à Roine; c'est alors que notre collaboration a vraiment débuté...
RS : La base de départ de Tomas durait environ sept minutes. J'ai commencé à ajouter des parties vocales, des textes. Nous avons alors essayé de développer cet embryon en introduisant des idées nouvelles, et en particulier des choses que nous n'avions jamais tentées auparavant. Ce travail a duré une dizaine ou une quinzaine de jours, en mars-avril 1998. Une fois tous ces éléments rassemblés en une sorte de 'premier montage', je me suis alors attaché à donner au tout une sensation de cohérence et de continuité. Avant que je l'aie vraiment réalisé, le tout avait atteint 59 minutes !
TB : Pendant la phase de travail en commun, nous avons beaucoup expérimenté, essayé toutes sortes de variantes, jusqu'à trouver ce qui fonctionnait le mieux. Les possibilités sont tellement nombreuses... Mais j'ai tendance à penser que la première impression est la bonne. Après la phase de composition, l'étape de la production a aussi été cruciale pour peaufiner l'ensemble. Je crois que la cohérence de la version finale doit beaucoup aux textes de Roine...
RS : Au total, on peut dire que Tomas et moi avons écrit chacun environ 50% de la musique. Évidemment, j'ai écrit tous les textes et toutes les mélodies vocales. Mais Tomas a aussi joué un rôle très important dans la production.
Cette collaboration étroite fut-elle une expérience particulièrement stimulante d'un point de vue créatif ? As-tu découvert ainsi de nouvelles facettes de ta créativité ?
RS : Vous ne devez tout de même pas oublier que Tomas et moi collaborons sur de nombreux aspects des Flower Kings. Sur les albums précédents, il a créé un certain nombre de parties de piano, d'orgue, de synthétiseur ou des effets spéciaux sur certains passages que j'avais écrits. «Garden Of Dreams» est assez comparable, dans la façon où il fut créé, à «Circus Brimstone». Je n'ai absolument aucun problème à travailler avec Tomas, nous sommes tous deux sans préjugés, très ouverts aux idées nouvelles et, plus généralement, aux idées de l'autre. C'est une collaboration très facile, sans aucune friction !
Pour en finir avec «Garden Of Dreams», un mot sur les textes. Ceux-ci poursuivent ta réflection sur les travers de la nature humaine, et ce depuis les origines de l'humanité. Dirais-tu qu'il s'agit de ton œuvre la plus ambitieuse, d'un point de vue philosophique ?
RS : Je ne dirais pas forcément ambitieuse... C'est effectivement une réflexion sur les comportements humains, sur les relations entre êtres humains et sur nos aspirations spirituelles. Les systèmes sophistiqués, mais fragiles, qu'échafaude notre société; la façon dont s'entrechoquent d'une part un niveau de conscience élevé et les progrès scientifiques, et d'autre part les comportements de type animal et les besoins primaires... Globalement, je dirais que j'aspire fortement à vivre dans un monde soucieux de son équilibre naturel et capable de pérenniser la paix. Je veux vivre sans peur et anxiété. J'essaie de construire et refléter cette utopie dans ma musique. Voilà, pour résumer, car si j'entrais dans les détails, votre magazine entier n'y suffirait pas...
Passons maintenant au reste de Flower Power. Nous ne te cacherons pas que nous ne sommes pas aussi enthousiasmés, globalement, par le second CD que par le premier. Un certain nombre de morceaux s'avèrent moins ambitieux, plus proches de la pop, et seul «Calling Home» nous semble vraiment au niveau de «Garden Of Dreams». Comprends-tu cette impression ? Chaque CD a-t-il été destiné à un public différent ?
RS : Pas du tout. Notre démarche était simplement de faire de la musique qui soit dynamique, tant au niveau du style que des compositions elles-mêmes. Deux CD dans la veine de «Garden Of Dreams», cela aurait sans doute été un peu trop. Nous avions fait pareil pour Stardust We Are, mais les styles étaient plus mélangés...
Quand tu dis que cela aurait été «un peu trop», cela veut quand même dire que le second CD a été pensé dans une direction moins ambitieuse...
RS : Non... Ce que je veux dire par là, c'est que vous, les fans intégristes de rock progressif, vous voulez toujours des morceaux grandioses comme «Supper's Ready», «Close To The Edge» ou «Karn Evil 9»... Nous ne voulons pas nous limiter à cela. Je suis plus impressionné par l'éclectisme des Beatles, qui mettaient sur un même disque des morceaux aussi différents que «Révolution 9» et «Blackbird», «Helter Skelter» et «Honey Pie». Et puis, pour rester dans le prog, chez ELP, Yes ou Genesis, il y avait aussi «Lucky Man», «Roundabout» ou «Carpet Crawlers». Je ne vois pas ce qu'il y a de mal là-dedans. Mais ne vous inquiétez pas : nous ne ferons jamais comme Genesis, et ne donnerons jamais dans le tout-commercial !!!
Tout de même, te reconnais-tu franchement autant dans un «Calling Home» que dans un «Stupid Girl» ?
RS : J'ai écrit ces deux morceaux, donc je les aime évidemment tous les deux ! Le contraire reviendrait à dire que je préfère l'un de mes enfants aux autres... Vous n'êtes pas obligé d'aimer ou adorer tout ce que nous faisons, mais vous devez respecter ma liberté de choix. Ces morceaux ne sont sans doute pas faits pour vous, c'est tout !
Comme cela a déjà été souligné, Flower Power introduit des éléments nouveaux dans votre style - certains sons, certaines ambiances -, même s'il est globalement fidèle à votre style habituel... De quoi êtes-vous les plus fiers de ce point de vue ? Y a-t-il des choses que les Flower Kings ne feront jamais ?
RS : Croyez-moi, il n'y a pas de limites... Nous essayons effectivement d'introduire des choses nouvelles, tout en restant dans la lignée des albums précédents. Bon, évidemment, nous ne donnerons jamais dans le style Marilyn Manson, Cyprus Hill ou des trucs comme le death-metal, le satanisme et autres débilités du même genre. Ça n'arrivera certainement pas, mais autrement, nous comptons bien repousser encore nos limites !
TB : Pour ce qui me concerne, je dirais que mes contributions à «Flower Power» sont plus influencées par la musique classique qu'auparavant. C'est un album plus contrasté, globalement moins 'heavy' que les précédents CD. Je suis particulièrement fier de mes samples de chœurs, je les trouve géniaux ! Si vous êtes musiciens, visitez absolument le site web de Spectrasonic, on y trouve des samples vraiment extraordinaires !
Hormis les contributions de Tomas, cet album contient les premières compositions pour le groupe de Hans Fröberg et, dans une moindre mesure, Jaime Salazar. Cette plus grande implication des différents membres des Flower Kings dans l'écriture témoigne-t-elle d'un désir de fonctionner davantage comme un vrai groupe ?
TB : Le groupe doit explorer toutes sortes de directions. Et une bonne manière de favoriser cela, c'est de tirer parti des qualités que chacun de nous possède en tant qu'individu.
RS : En fait, j'aurais aimé qu'ils composent plus pour cet album ! C'est moi qui les ai encouragés à le faire. Mais bon, j'imagine qu'ils ont d'autres choses dans leurs vies qui sont plus importantes pour eux. Nous avons vraiment besoin des contributions de tous les membres du groupe, car je pense que c'est une bonne manière d'introduire du changement dans notre musique.
Une question concernant vos concerts à venir. Votre répertoire est devenu tellement important qu'il semble être difficile pour vous, on l'a vu sur la dernière tournée, de jouer intégralement vos plus longs morceaux. Doit-on d'ores et déjà mettre une croix sur une interprétation *live' de «Garden Of Dreams» ?
RS : Vous savez, j'aimerais beaucoup jouer l'intégralité de «Stardust We Are» et de «Garden Of Dreams» dans le futur... Le concert des Flower Kings dont rêvent tous les fans purs et durs de rock progressif ! Mais je crains qu'il ne nous faille, pour cela, plus d'argent pour financer les répétitions nécessaires. Avec des concerts plus nombreux et mieux payés, il y a de bonnes chances que cela devienne réalité un jour ou l'autre.
C'est donc surtout une question de temps de répétitions ?
RS : Nous choisissons les morceaux qui s'imposent naturellement, et nous sommes à l'écoute des suggestions du public. Mais il est vrai que dans le cas précis de «Stardust We Are», nous ne l'avons pas fait en entier car cela aurait pris trop longtemps pour tout mettre au point. Je parle notamment des séquences acoustiques qui posent toujours de gros problèmes techniques.
Tomas, qu'en est-il de ton album solo ?
TB : Il est encore repoussé, surtout du fait du retard pris par Flower Power. Je ne peux pas vous donner de date précise pour la sortie. Ma préoccupation majeure, en ce moment, est que cet album sonne différemment des Flower Kings, qu'il soit plus personnel. Je reste fidèle à mon idée d'origine : la musique d'église tiendra une place importante...
Roine, quel bilan tires-tu des cinq années d'existence des Flower Kings ? En te lançant dans cette aventure en 1994, pensais-tu que tu pourrais vivre de tes seules activités dans le rock progressif ?
RS : Je suis très heureux en ce moment, et je considère que j'ai beaucoup de chance de faire ce que je fais. Je crois que c'était le bon moment pour former les Flower Kings. Je n'ai écouté que mon cœur, car tout le reste n'a guère d'importance. Faire des pop-songs ne m'intéressait plus, ne me donnait plus de plaisir. Un plaisir particulier avec les Flower Kings, c'est les tournées. J'adore ça, je pense que je suis dans le groupe celui qui aime le plus ça, la scène et les voyages. J'espère aussi qu'il y aura dans le futur d'autres projets intéressants en parallèle aux Flower Kings. Je tiens à remercier encore une fois les fans qui nous soutiennent et nous permettent de continuer à faire cette musique !
Entretien réalisé par Aymeric LEROY
(chronique et entretien parus dans Big Bang n°29 - Février 1999)

