
PISTES :
CD 1 :
1. Intelligence (5:58)
2. Backwards Sounds (7:20)
3. Lazy Timing (5:04)
4. My Nights (5:41)
5. Passion Impossible (4:35)
6. The Smoking Gun (6:12)
7. Once Upon A Naked Floor (4:01)
8. Goblin Dinner (3:32)
9. I've Taken Nothing (5:06)
CD 2
(bonus) :
1. Power In You (Pal Søvik) (1988)
2. Big Wave (Pal Søvik) (1989)
3. Can You Recall (Pal Søvik) (1989)
4. Where I've Been (Fruitcake) (1995)
5. Lost My Way (Fruitcake) (1996)
6. At Midnight (Fruitcake) (1997)
7. Winds Of Space (Norway) (1997)
8. Wait For Me (Flagrante Delicto) (1998)
9. On The Edge (Fruitcake) (1999)
10. Marcabian Nights (Girl Grey) (2001)
11. The Guardian (Guardians Office) (2002)
FORMATION :
Pål Søvik
(batterie, chant)
Steffen Holthe
(guitares)
Jarle Glesåen Storløkken
(guitares)
Morten Eriksen
(guitares)
Ketil Vestrum Einarsen
(flûtes)
Helge Skaarseth
(claviers)
Olav Nygard
(basse, pédalier de basses)
FRUITCAKE
"Man Overboard"
Norvège - 2005
Cyclops - 47:40/55:13
Après l'épisode assez peu convaincant de The Guardian's Office en 2003, Pal Søvik est de retour avec son groupe Fruitcake pour le septième album studio de la formation. Et quatre ans après A Battle A Day..., de nouveaux changements de personnel apparaissent. L'excellent guitariste Robert Hauge n'est plus là, remplacé par trois musiciens à ce poste, ce qui rend les parties de guitare peut-être plus diversifiées (avec par moments des touches très 'stoltiennes'), mais paradoxalement moins nombreuses et moins dominatrices des joutes instrumentales habituelles. La bonne nouvelle à noter est la présence du talentueux flûtiste de White Willow, Ketil Vestrum Einarsen, qui illumine les titres sur lesquels il joue.
Pour le reste, la formation est la même, et si les parties de claviers d'Helge Skaarseth constituent toujours la marque la plus identifiable (et la plus positive) de la musique de Fruitcake, la voix de Pal Søvik demeure elle aussi d'une constante monotonie. Heureusement, les parties chantées ne sont pas majoritaires et sans doute pas totalement rédhibitoires (quoique...).
Mais on ne finira donc jamais de répéter les mêmes défauts et les mêmes qualités de cette formation norvégienne ! Car côté mélodies, dialogue claviers-guitares, ou encore rupture de rythme au ralenti, le groupe n'a pas son pareil pour faire mouche. Et le renfort de la flûte, comme sur le titre d'ouverture, «Intelligence», est de ce point de vue remarquable, et laisse même espérer un album de très haute tenue. La suite nous fera toutefois relativiser quelque peu, d'abord parce que cette flûte n'est pas aussi présente qu'on aurait pu l'espérer (3 titres sur 9 au total, de 3:32 à 7:20 dont un instrumental), ensuite parce que les morceaux développent moins de thèmes différents en leur sein (leur durée moyenne est d'ailleurs à la baisse par rapport aux albums précédents).
Au final, Man Overboard est un bon album de plus à mettre au crédit du groupe, mais Fruitcake ne sort pas assez de son cadre habituel pour espérer enthousiasmer un public nouveau. Voué à se répéter, sans perdre, et c'est ce qui le sauve, de sa prégnance mélodique, la bande à Pal Søvik demeure hors de portée des groupes incontournables du genre, et s'adresse donc à un public averti.
Quelques mots sur le CD bonus accompagnant le premier pressage de l'album : constitué de 11 titres (de 2:42 à 7:15), il propose un retour en arrière sur la carrière musicale de Pal Søvik depuis des débuts en solo (proche d'une pop très typée années 80 et vraiment peu convaincante) jusqu'à Fruitcake bien sûr (4 titres, très bons et presque inédits, dans la mesure où on pouvait les trouver sur les premières compilations du label Cyclops ou sur les très rares compilations élaborées au milieu des années 90 par Pal Søvik lui-même sous la déclinaison «Orange»), en passant par The Guardian's Office ou des formations plus obscures et souvent éphémères (telles Norway, du bon rock symphonique, Girl Grey, très hard-rock 70's à la Deep Purple ou Flagrante Delicto, plus pop, dans laquelle évoluait également la première chanteuse de White Willow, Sara Trondal, le monde est petit !). Un «dessert» (c'est le sous-titre du dit CD bonus) qui ne vous gavera pas, mais plutôt un amuse-gueule digestif...
Christian AUPETIT
(chronique parue dans Big Bang n°57 - Avril 2005)

