
PISTES :
1. Barakaya I (3:57)
2. Cosmic Traveller (6:10)
3. Earth Dance (7:57)
4. Guidance In The Desert Night (6:50)
5. On Sacred Ground (5:11)
6. Just A Heartbeat Away (8:33)
7. Somewhere Between Earth And Sky (4:52)
8. Moments Like Eternity (2:09)
9. The Ancient Secret Path (7:12)
10. Stardust Dreams (Flying Away Into A New Morning) (7:54)
11. Barakaya II (6:35)
12. Love Is The Answer (5:11)
FORMATION :
Gandalf
(guitares électrique et acoustique, sitar, saxophone, claviers, synthétiseurs, balaphon, percussions)
White Horse (Emily Burridge)
(violoncelle, chant)
Peter Aschenbrenner
(flûte, saxophone, chant)
Dhafer Youssef
(chant, oud)
Christian Strobl
(darbuka)
EXTRAITS AUDIO :
GANDALF
"Barakaya"
Autriche - 1998
Sattva Music - 72:37
À l'instar de son titre, un nouvel album de Gandalf est toujours un bienfait pour ceux qui l'écoutent (c'est en effet la signification du terme Barakaya, même s'il faut ici le prendre aux sens plus spirituel et religieux), à défaut d'être une surprise d'un point de vue plus strictement musical.
De nouveau accompagné par la chanteuse et violoncelliste Emily Burridge, ainsi que du fidèle Peter Aschenbrenner à la flûte et au saxophone, le multi-instrumentiste autrichien poursuit sa quête d'un absolu musical tout entier tourné vers la nature et peuplé de mélodies étincelantes.
Pas besoin donc de s'attarder une nouvelle fois sur la philosophie musicale de Gandalf, car Big Bang s'en est largement fait écho depuis plusieurs années... La personnalité artistique de notre homme, même si elle évolue légèrement, demeure assez figée. Ce constat, qui pourrait sembler péjoratif (un artiste qui stagne a-t-il de vraies raisons de continuer sa carrière sous les feux de la rampe ?), ne s'applique bien sûr pas à Gandalf; il s'agit simplement de dire que les amateurs ne seront pas déçus, et que les nouveaux adeptes doivent s'attendre à un mélange entre musique «new-age», trame symphonique et couleurs ethniques.
Les douze morceaux de l'album (dont cinq sont chantés), souvent enchaînés, se situent logiquement dans l'esprit du précédent opus, baignés de nappes synthétiques épurées, de solos de guitare cristallins (et quel bonheur lorsqu'ils se «déchaînent» un peu !), de percussions, et toujours magnifiés par les apparitions très nostalgiques du violoncelle. Sur la longueur (Gandalf ne sait pas faire court !), il y a bien quelques titres un peu fades (car trop typiques du côté «vide» de la new-age), mais aussi de vraies perles... comme d'habitude. Ainsi, «The Ancient Secret Path», qui remporte sans hésitation le premier prix en matière de morceau contenant du sitar : superbe mélodie, progression du morceau qui voit l'arrivée de tous les instruments, c'est réellement le sommet de l'album !
Hormis peut-être les Mike Oldfield et Vangelis des grands jours, il semble difficile de nommer un seul multi-instrumentiste présent sur la scène progressive susceptible de rivaliser avec Gandalf, tant par la qualité des compositions que par le niveau de production sonore, et cet album le prouve une nouvelle fois (même si Barakaya n'est pas un chef-d'œuvre, soyons clairs !). Tout comme la comète Hale-Bopp qui illumina notre ciel au printemps dernier, et qui a inspiré cet album, ce dix-huitième opus est un cadeau (du ciel ?). N'hésitez pas à en faire profiter vos amis !
Christian AUPETIT
(chronique parue dans Big Bang n°25 - Mars-Avril 1998)


