
PISTES :
1. Introduction: The Messenger (2:19)
2. Zarathustra (3:54)
3. Mamacita (4:27)
4. Gemini Rising (4:43)
5. Oblivion (3:35)
6. Andromeda Airport (3:46)
7. Phaedra (2:42)
8. Street Preacher (3:17)
9. Rei Negro (3:43)
10. Our New Flame (4:18)
11. Through The Golden Dawn (4:24)
12. The Last Disciple (2:50)
13. September's Child (2:16)
FORMATION :
Pekka Laine
(guitares électrique et acoustique, basse)
Sami Nieminen
(orgue Hammond, piano électrique, synthétiseur)
Jan Grön
(basse, guitare)
Juha Litmanen
(batterie)
Jan Pethman
(percussions)
Markus Nordenstreng
Eduardo Martinez
Ville Smoro
(chant)
Jukka Suksi
(guitare)
Joe Lunnas
(trompette)
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PISTES :
1. Revelation (6:32)
2. Asleep (4:07)
3. Busting Out (4:02)
4. Sergio (4:30)
5. Crystal Skies (8:19)
6. Freedom Rider (4:28)
7. Poseidon (3:45)
8. Damien (4:44)
9. Love Gone Bad (3:59)
10. The Morning After (5:42)
FORMATION :
Pekka Laine
(guitares)
Sami Nieminen
(orgue Hammond, piano électrique, claviers)
Jan Grön
(basse, guitare)
Juha Litmanen
(batterie)
Jan Pethman
(percussions)
Markus Nordenstreng
Jonna Tervomaa
Janne Lehtinen
(chant)
J-P Virtanen
(piano)
THE HYPNOMEN
"Andromeda Airport"
Finlande - 2002 - Stupido Records - 46:26
"Crystal Skies"
2004 - Stupido records - 50:25
Voici un groupe qui ne devrait laisser personne indifférent ! Il est sûr qu'après lecture de l'entretien qui suit, les avis seront tranchés : on adhère au point de vue de Pekka Laine (guitariste et principal compositeur) ou non. Point barre. Pourtant il serait dommage de passer à côté d'un tel phénomène, The Hypnomen étant à l'origine d'une musique accessible, très bien interprétée et produite, à ambiances très fortes, souvent propices à la rêverie.
Il serait très facile de rattacher The Hypnomen au courant néo-psychédélique si vivace et enthousiasmant actuellement. Pourtant, plus qu'à un genre, c'est à une époque qu'il faudrait identifier le groupe, disons la période 1965-1969, et y puiser tous les styles qui y cohabitaient, le tout soudé par une ossature pop-psychédélique du meilleur effet.
Essentiellement instrumentale, la musique proposée depuis le troisième album du groupe (lorsqu'il s'est stabilisé autour de son effectif complet : guitare, orgue et piano électrique, basse, batterie et percussions) est un savant mélange de jazz-soul, pop-rock psyché, deep funk, latino-rock, proto-prog et blues, le tout n'ayant pour d'autre vocation que de faire planer ! «Une jonglerie acide flottant sur un groove aérien», voilà comment les Hypnomen décrivent leur œuvre.
Et pour planer, on plane ! Jamais, les mélodies n'irritent nos oreilles, toujours sur un moelleux tapis rythmique, chaud et rond, délicieusement groovy, de délicats accords de guitares et d'orgue viennent s'entremêler pour notre plus grand bonheur. A de rares moments, le chant (invité) fait son apparition et s'adapte parfaitement aux ambiances feutrées et chaloupées proposées.
Aussi riches et multiples sont les influences du groupe, aussi personnelle est sa musique tant elles sont combinées avec classe et, la plupart du temps, bon goût, nanties d'un son à base d'orgue Hammond, de guitare fuzz et de percussions, propice à la rêverie mais qui n'oublie pas d'être viscéral : l'élément rythmique est ici déterminant et la basse saura joyeusement remuer les tripes, tandis que la batterie boostera le rythme cardiaque, les percussions, congas et bongos en tête, omniprésentes chaperonnant le tout. Oui, un son tout en profondeur, qui sait rester décoiffant... bien dégagé sur les tempos !
En 2002, la formation sort son troisième album, le premier sous sa formule élargie actuelle (cf. entretien) et devient ce qu'il a toujours voulu être : le pendant contemporain de leurs héros du passé : 'funkers' (avec un "n" hein !) à la coiffure afro, hippies et autres cosmonautes psychédéliques ! Constitué d'un enchaînement de treize courts (trois minutes en moyenne) titres, Andromeda Airport est d'ores et déjà une réussite. A quelques exceptions près, et aussi courts soient les morceaux, plusieurs ambiances cohabitent au sein d'une même plage : rythme funky, orgue progressif et guitare acide par-ci, percus latino, guitare wah-wah, piano jazzy par-là. Les quelques exceptions, c'est cette poignée de titres chantés, pas désagréables au demeurant mais souvent porteurs d'une atmosphère unique. De ces chansons, on retiendra surtout «Mamacita» (4:27), exercice latino-rigolo chanté en espagnol accompagné d'une trompette dans le plus pur style mexicain à la Tito & The Tarentula.
Un bien bel album vivement conseillé, surtout, si vous pensez que la scène prog actuelle se mort un peu la queue, The Hypnomen ayant trouvé la recette magique pour faire du neuf avec du vieux ! Un album qui évoque parfois, par la forte présence de l'orgue Hammond et de son mélange jazzy-latino-funk les premiers albums du Brian Auger's Oblivion Express.
C'est encore plus le cas sur le dernier album en date, Crystal Skies, enregistré en douze jours à Helsinki et sorti au moins d'avril 2004. Ici, les atmosphères sont encore plus développées, Crystal Skies étant, formellement, sensiblement différent de son prédécesseur puisque constitué de morceaux plus longs (de 3:45 à 8:19). Il convient d'ajouter ici que si le terme psychédélique a souvent été employé jusqu'à présent, c'est plus dans l'utilisation de sonorités héritées de la pop 60's que dans de longs épanchements acides et sans fin, le format relativement court des titres confirmant cet état de fait. Sinon, les données restent les mêmes, tout juste note-t-on une influence bande originale de film 60/70's plus prégnante, notamment sur le titre «Damien» (4:44) au côté John Barry (et la musique de la série Amicalement Votre, en l'occurrence) affiché.
Comme Andromeda Airport, ce présent opus s'écoute d'une traite, sans le moindre heur, engendrant une forte envie de se le repasser, au plus vite, comme hypnotisé !
A noter également la présence d'une plage fortement plus rythmée (entendez un titre au tempo plus rapide... de rythmes, The Hypnomen sont loin d'en manquer) qu'à l'accoutumée, «Poseidon» (3:45) sur lequel orgue, basse et percussions, notamment, sont littéralement déchaînés. Ainsi que de la chanson «Asleep» (4:07) sorte de croisement entre les Doors et Julie Driscoll, Brian Auger & The Trinity à la voix féminine renversante de pureté. Les deux autres titres chantés sans être mauvais, loin s'en faut, n'engendrent pas un tel bonheur. Qu'à cela ne tienne, avec les autres plages, c'est le décollage assuré... vers les méandres de la psyché !
Tellement décomplexée et avec des influences autant affichées qu'assumées, que la musique de The Hypnomen en devient intemporelle, une profession de fois qui devrait inspirer bon nombre de formations actuelles...
Chacun dans son registre, après Liquid Visions, Hidria Spacefolk et, dans une moindre mesure, Qoph, une autre formidable surprise issue de la scène néo-psychédélique... Et pourtant... je suis sûr que nous ne sommes pas au bout de nos heureuses découvertes ! (dit-il, avec la concupiscence de ceux qui savent...)
Fabien CLAIR
Entretien avec Pekka LAINE :
Avant toute chose, êtes-vous surpris d'être interrogé pour un magazine spécialisé dans les musiques progressives ?
Un petit peu quand même, jusqu'à maintenant j'espérais bien que nous allions attirer, ne serait-ce que de loin, l'attention de quelqu'un affilié à cette scène musicale. Nous ne sommes pas prog stricto sensu mais essayons de rassembler certaines des qualités de ce genre de musique.
Eh bien, il semblerait que ce soit fait ! Revendiquez-vous pleinement le rock progressif comme une influence ?
Alors là... C'est LA grosse question que je me pose, actuellement ! Je suis tout d'abord un grand fan de pop et rock psychédélique et à partir de là, certainement de groupes qu'aucun classerait dans le prog. Aussi, j'ai, parmi mes connaissances, des fans absolus de prog qui apprécient comme moi différents styles de musique. Maintenant, la grosse différence est probablement là : les «vrais» fans de prog voient le pop/rock des 60's comme une introduction à ce qui deviendra quelque chose de génial par la suite. Pour moi, la période allant de 1965 à 1969 est fantastique, un apogée musical qui mourra lentement ensuite : témoin, la vague actuelle de prog «boursouflé et replié sur lui-même» !
Il est vrai que des groupes comme Spirit, Traffic, les Zombies ou Love peuvent être considérés, d'un certain point de vue, comme progressifs...
Les Zombies et Love sont des groupes fabuleux que je classe sans hésiter dans mon top 10 ! D'ailleurs, je t'avouerai volontiers que j'ai demandé au gars qui chante sur «Love Gone Bad» de chanter car sa voix se rapproche de celle de Colin Blunstone !
Mais revenons à nos moutons, le psychédélisme est une période artistiquement géniale et révolutionnaire qui voit son déclin avec les années 70. Je préférerais mille fois The Nice à ELP, si vous voyez ce que je veux dire, et mes Yes et Genesis préférés sont leurs premiers albums. J'adore aussi Aphrodite's Child... Est-ce que 666 est prog ou psyché ? Et que dire des classiques krautrock que demeurent Can, Neu etc. ? Cependant, et c'est là tout le côté schizophrénique de notre personnalité, nous respectons beaucoup dans le groupe des formations ouvertement affiliées au mouvement progressif, en tête desquels trône le génie des claviers Bo Hansson, particulièrement Lord Of The Rings, son premier album et son travail dans Flasket Brinner (Je suis le fan NUMERO 1 de Flasket Brinner !!), des groupes comme Traffic, Spirit, oui, et Soft Machine et les Finlandais de Wigwam qui ont beaucoup influencés The Hypnomen. Et le 'proto-progressif, je comprends tout à fait ce terme : presque mais pas vraiment prog. J'adore Cressida, dans le genre...
Pour résumer, mes relations avec le prog sont loin d'être simples : certaines de mes plus grandes influences proviennent de ce style et, pourtant, putain !, ce que je peux détester ce que l'on appelle aussi prog mais qui ne sont qu'infâmes reliquats de poubelles symphoniques et métalliques : de prétentieux virtuoses issus de l'école Dream Theater. Tu comprends maintenant pourquoi je suis parfois un peu embarrassé qu'on nous rattache au prog...
Pour finir, nos influences les plus flagrantes proviennent de la fin des 60's, soul-jazz, R&B, musique de films et toute forme d'expressions psychédéliques.
Peux-tu nous en dire plus sur le parcours du groupe ?
Nous avons commencé en 1994 en formation en trio, le batteur Juha Litmanen, moi-même et un autre guitariste, Esa Kuloniemi. Nous jouions un rock'n'roll instrumental vraiment rugueux inspiré par Link Wray, le rock garage et les musiques de films des 60's. Esa a quitté le groupe en 1998 et la formation actuelle s'est constituée petit à petit. Jon Grön nous a rejoint à la basse et, plus important, Sami Nieminen à l'orgue Hammond. Puis, le percussionniste Jan Pethman compléta la formation. Notre style musical a alors changé pour la simple raison que notre son nous inspire notre façon de jouer, et comme désormais, Sami est le principal instigateur de soli, les claviers sont au centre de nos compositions. Je concentre mon énergie sur l'écriture et la production. J'essaye aussi de superviser toutes ces bonnes vibrations musicales !
Nous sommes surtout une joyeuse bande de fou-amoureux de musiques qui aiment plein de choses différentes. Nous amenons tous nos influences sur la table et notre façon de jouer et nos approches de nos instruments respectifs nous dictent la façon dont tout ça va finir.
Nous avons réalisé quatre albums à ce jour, ainsi qu'une poignée d'EP et n'avons d'autres ambitions que de continuer à créer de la musique.
Bien que vos influences proviennent essentiellement du passé, vous en faites un mélange vraiment malin qui, au final, rend votre musique totalement personnelle et intemporelle...
Merci ! C'est ainsi que je ressens modestement la chose. Je pense que nous sommes vraiment capables de mélanger un grand nombre d'influences accumulées au cours des années, et ce toutes époques confondues. D'aussi loin qu'elles proviennent, les influences existent : tout le monde est influencé par quelqu'un. Nous essayons de nous instruire de ce fait on-ne-peut-plus simple. Nous aimons les classiques (comprendre «hors du temps») que ce soit en matière de composition ou d'enregistrement et de production mais nous faisons toujours ce que nous voulons, nous essayons de ne pas être phagocytés par nos influences. Alors nous composons des musiques originales, qui nous définissent, nous ne voulons copier personne, juste jouer une musique décente. Il est aussi important de noter que nous ne vivons pas dans le passé ! Nous nous efforçons de garder nos antennes levées, «le futur peut être intéressant musicalement».
Un nom vient directement à l'esprit à l'écoute de vos deux derniers albums : Brian Auger's Oblivion Express. Connais-tu ses albums des années 70 ?
Le seul truc de Auger que je connaisse provient des années Trinity. Si nous sommes comparés à Auger, je n'y vois aucun inconvénient, en fait, on m'a déjà dit que le titre «Asleep» était proche des trucs pop-jazz qu'ont fait ensemble Julie Driscoll et Brian Auger. J'ai, par contre, déjà entendu des morceaux de sa période 'fusion' et ça m'a paru horrible ! Cependant, Sami, notre organiste, n'a pas été du tout influencé par lui : ses héros sont les mêmes que ceux qui ont influencé Auger à l'époque !
La scène psychédélique actuelle est très fraîche et intéressante, avec des formations telles les Allemands Liquid Visions, les Belges Hypnos 69, les Norvégiens Motorpsycho...
Motorpsycho ! Un de mes groupes favoris ! tout ce qu'ils font est absolument bluffant ! Connaissez-vous Dungen de Suède ? Très bon, un son vintage mais de très bons morceaux et une écriture pleine d'âme, on peut les considérer comme progressifs.
Acceptes-tu que l'on inclue The Hypnomen parmi ces formations ?
No problemo. Je suis vraiment très fier d'être associé à Motorpsycho !
Vous êtes tous de talentueux musiciens. Quelle est votre formation musicale ?
Nous sommes tous autodidactes, même si notre batteur et notre percussionniste ont pris une poignée de leçons durant leurs jeunes années. Nous avons tous les mêmes fondations musicales : le blues et le rhythm'n'blues, je pense que c'est un facteur très important qui explique la façon dont nous sonnons. Notre approche groovy et organique vient de là. Notre batteur et notre organiste sont, par exemple, deux excellents musiciens mais pas de ceux dont on peut dire qu'ils sont capables de tout jouer. Mais sous une certaine ossature stylistique, ils assurent UN MAX !! Notre bassiste est en fait un guitariste de formation et il sonne vraiment bien. Quant à moi, je partage le même background qu'énormément de musiciens des années soixante : j'ai essayé de jouer du blues sérieusement, je me suis accroché mais ça n'a rien donné, alors j'en ai eu marre, je me suis mis à jouer de façon moins académique et à essayer d'avoir une façon plus personnelle de jouer.
Il semblerait que Jonna Tervomaa, qui chante sur «Asleep» soit une artiste réputée en Finlande (elle est signée chez Universal). Elle a vraiment une belle voix. Peux-tu nous en dire plus à son sujet ? Comptez-vous inclure plus de chant à l'avenir dans vos albums ?
Elle est vraiment populaire chez nous avec ses albums chantés en finlandais. J'avais écrit ce morceau qui avait absolument besoin de chant, et Jonna était la personne qui collait parfaitement au morceau. Elle a une grande personnalité et est ouverte à tout style de musique et elle a immédiatement accepté de le chanter. Nous évoluons dans deux mondes différents en terme de popularité : elle truste les charts, nous sommes une formation assez underground soutenu par des fans fidèles mais, au final, tout cela reste de la musique, rien que de la musique.
Abordons, maintenant, si tu veux bien, le cas des musiques de films. Quelques B.O. de films des années soixante tiennent une place importante dans la musique de The Hypnomen. En premier lieu, Ennio Morricone, et peut-être Lalo Schifrin, semblent être des compositeurs qui vous inspirent... Liste à laquelle on est tenté d'ajouter John Barry et... euh... Serge Gainsbourg.
Vous êtes dans le vrai. Pour John Barry, on peut, en effet, trouver quelques sonorités similaires, en particulier dans le morceau «Damien», mais je trouve ce compositeur un peu trop sage à mon goût. David Axelrod, un compositeur assez proche, dans l'esprit, des musiques de films de la période, est quelqu'un que j'adore et qui m'inspire beaucoup. Songs For Experience, Songs For Innocence et Earth Rot sont toutes des œuvres magnifiques, une musique atmosphérique géniale à l'interprétation jazz-soul. Quant à Serge Gainsbourg, je dois avouer que ce mec me tue ! J'adore tout ce qu'il a fait de la fin des 60's au 70's...
Cela peut nous sembler bizarre à nous autres, Français, il est tellement populaire en France... Cela dit, c'est vrai qu'il fut très novateur... «Requiem Pour Un Con», la «Ballade de Melody Nelson»...
Je sais cela, c'est une sorte d'icône culturelle nationale n'est-ce pas ? Il fut, à bien des aspects, très en avance sur son temps ! En fait, nous sommes actuellement en train de mettre en boîte un morceau pour notre nouvel album, prévu pour le printemps prochain, sorte d'hommage à Serge Gainsbourg, nous pourrions même y inclure quelques textes en français. Je suis sérieux !
Tout à fait autre chose : nous sommes nombreux à la rédaction à avoir flashé sur tes compatriotes de Hidria Spacefolk. Les connais-tu ?
Pas personnellement, mais j'ai leurs deux derniers albums et je les aime bien. Ils sont vraiment plaisants à voir sur scène et commencent à être soutenus par quelques jeunes issus de la foule néo-hippie !
Pour finir, quels sont vos projets immédiats ?
Nous avons commencé à enregistrer de nouveaux morceaux pour un EP à sortir au tout début du printemps. Ces nouveaux titres m'enthousiasment pas mal ! En ce moment, nous mélangeons allègrement des saveurs brésiliennes avec du funk et bien sûr, du psyché. Le but pour The Hypnomen est toujours le même : continuer de jouer, continuer de grandir musicalement et explorer de nouveaux horizons, créer des trucs nouveaux pour nous. Si grand-papa Hendrix a fait quelque chose d'à peu près similaire avant nous, il y a longtemps, eh bien tant pis ! Ce sera toujours une grande aventure musicale pour nous ! Ai-je été assez progressif ? Hmmm ?
(chronique et entretien parus dans Big Bang n°57 - Avril 2005)

