
PISTES :
1. The Inauguration Of King Kong (3:36)
2. Kongfrontation (7:08)
3. Kindergeburtstag (6:47)
4. Maze Of Despair (8:26)
5. Der Mann (6:14)
6. When Darkness Turn To Light (26:35)
7. Ghost Track / The Hill - Creatures Of The Dark - Depression -
Leaving Darkness - Don't Believe In Miracles - Metamorphosis - Light
FORMATION :
Dieter Cromen
(guitare, chant)
Michael Eckert
(basse)
Thomas Kohls
(batterie, percussions)
Robert Koehler
(claviers)
INQUIRE
"Inquire Within"
Allemagne - 1999
Autoprod. - 60:34
Si pour certaines formations progressives affublées du qualificatif de «prometteuses», ces fameuses promesses vers une évolution qualitative substantielle ne se réalisent jamais vraiment, en revanche pour d'autres, au contraire, rien n'aurait pu laisser penser qu'un tel potentiel était en sommeil (profond, le sommeil...).
Voilà bien qui semble être le cas pour le duo rythmique d'Inquire qui, ayant œuvré dans le passé dans deux formations germaniques que l'on peut difficilement qualifier de majeures (à savoir Trespass et Kampaï), arrive enfin a participer à une formation d'une autre envergure, car Inquire Within est véritablement une excellente surprise.
Le style est ambitieux, riche en contrastes, aux multiples facettes, mais son intérêt principal est sa capacité à emprunter autant à des composantes «modernes» qu'aux plus purs canons progressifs. Les quatres musiciens s'essayent avec un certain bonheur, un peu comme IQ sur Subterrenea, à réconcilier trois décennies musicales que l'on pensait à tout jamais incompatibles.
Voilà un album qui donne une impression globale de continuité harmonieuse entre les «racines» de notre style et un propos plus contemporain : une musique symphonique, voire spatiale, dans le sens où elle est en perpétuelle recherche d'amplitude, mais qui sait aussi laisser une large place à des thèmes plus dynamiques, bien que très éloignés de la linéarité chronique du hard-prog, ou à des passages chantés plus mélodiques.
Tout cela n'a finalement rien de bien de nouveau, mais là où Inquire force le respect c'est dans la cohérence de son propos, puisque tout, au long de ces six compostions (de 3:36 à 26:35), est équilibré. Certains pourront émettre des objections sur des lignes mélodiques vocales qui renvoient clairement au néo-progressif, mais celles-ci, non seulement ont le bon goût d'être peu nombreuses, mais aussi d'être parfaitement intégrées à l'ensemble du propos. Voici en tout cas une œuvre extrêmement brillante, capable de plaire, sans aucune concession commerciale, aux plus nombreux d'entre nous. Reste à savoir si cet éclectisme sera perçu comme une qualité ou comme une trop grande propension à la dispersion stylistique...
Olivier PAUTONNIER
(chronique parue dans Big Bang n°31 - Juillet 1999)

