
PISTES :
1. Nowhere To Hide (Close My Eyes)
(6:12)
2. Porcupine Rain (4:40)
3. The Last Climb (8:00)
4. Heroes Never Die (9:33)
5. Folklore (5:49)
6. Boundeless Ocean (5:42)
7. Shenanigans (3:50)
8. Steal Away (4:56)
9. Out Of The Inn (6:43)
10. The Night Sky (10:25)
FORMATION :
Bryan Josh
(guitares électrique et acoustique, chant, e-bow)
Heather Findlay
(chant, guitare électrique, tambourin)
Iain Jennings
(claviers, chant)
Liam Davison
(guitares électrique et acoustique, chant)
Bob Faulds
(violon)
Stuart Carver
(basse)
Kev Gibbons
(flûtes)
Allan Scott
(batterie)
INVITÉS
Angela Goldthorpe(flûte)
Chè(djembe)
MOSTLY AUTUMN
"For All We Shared"
Royaume-Uni - 1999
Cyclops - 65:58
Malgré tout le bien que l'on peut penser de Muséa, il est salutaire de constater que le label lorrain trouve quelques concurrents sur la route qui le mène progressivement vers une forme d'hégémonie dont notre courant ne profiterait pas vraiment. Toute forme de monopole (hormis quand il est d'Etat) est nuisible au bon fonctionnement d'une société, ou de l'un de ses microcosmes comme le nôtre... Découvrir la fertilité de structures comme Cyclops (dans le cas qui nous intéresse ici) est donc une bonne nouvelle pour la démocratie progressive...
Parmi les dernières sorties de la maison de disques anglaise, Mostly Autumn fait figure de premier de la classe. Un premier album aussi abouti et maîtrisé mérite assurément les félicitations du jury. Ce qu'il convient de faire avec empressement, tant la musique de For All We Shared est festive et entraînante. Oubliez vite une entame bizarrement poussive pour découvrir ensuite un prog-celtique de très bonne facture.
La parenté avec une formation comme Red Jasper est évidente, même si les démarches respectives semblent un tantinet différentes. Mostly Autumn semble en effet avoir davantage effectué une superposition qu'un véritable amalgame des éléments folk et néo-prog (Royaume-Uni oblige...) dont sa musique regorge. For All We Shared est ainsi un album relativement peu typé, qui devrait donc ratisser largement ses auditeurs. Car je vous vois mal ne pas succomber au charme de ce violon volubile (qui évoque tour à tour Solstice et Caravan), dont le souffle épique est réellement dévastateur... Moments néo-progressifs intenses (quel guitariste !) et rythmés puis séquences oniriques et lyriques se succèdent donc au fil de compositions enthousiasmantes.
En cette période de résultats du baccalauréat, il est donc de bon ton d'attribuer une mention 'très bien' à ces chantres d'un prog celtique se faisant trop rare par les temps qui courent, mais qui bizarrement apparaît doublement à l'honneur actuellement avec The Morrigan (superbe groupe dont nous vous parlerons dans le prochain numéro)...
Olivier PELLETANT
(chronique parue dans Big Bang n°31 - Juillet 1999)

