BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

Tales From The Soul pochette

PISTES :

1. Sharply Condemned (4:35)
2. Hope And Fear (5:35)
3. Eternal Life (5:23)
4. Path Of Daggers (4:53)
5. So Help Me God (7:02)
6. Flower (5:05)
7. The Rider (3:51)
8. Nothing Worth Fighting For (4:21)
9. Promises (6:03)
10. Bad Religion (5:36)

FORMATION :

Eddy Borremans

(chant)

Jeroen van Maanen

(basse)

Martijn Peters

(batterie)

Michiel Reessink

(claviers)

Wouter Wamelink

(guitares)

EXTRAITS AUDIO :

NOVACT

"Tales From The Soul"

Allemagne - 2005

Sensory - 52:06

 

 

Ce nouveau groupe repéré par Laser's Edge frappe fort avec son premier album, particulièrement bien produit. Les cinq musiciens, Michiel Reessink aux claviers, Martijn Peters à la batterie, Eddy Borremans au chant, Jeroen van Maanen à la basse et Wouter Wamelink à la guitare, ont arrangé les dix compositions, créées par le guitariste et dont les paroles ont été rédigées par le chanteur. Leur propos musical, absolument pas démonstratif, se place clairement dans la lignée d'un néo-prog plutôt musclé, évocateur du Arena le plus récent, période Contagion et Pepper's Ghost, la double grosse caisse de batterie étant là pour en témoigner.

Les dix morceaux, qui oscillent autour des cinq minutes, combinent donc une rythmique relativement agressive, à base de guitare quasiment heavy et de batterie principalement, avec des nappes de claviers qui adoucissent nettement l'ensemble («Path of Daggers», «Bad Religion»). Autres éléments mélodiques, les longs soli de guitare électrique, très lyriques et convaincants, évoquant presque le maître Hackett («Flower», «Promises»), ainsi que la voix prenante du chanteur, assez typée et capable de pas mal de variations de tons («Nothing Worth Fighting For»), «Sharply Condemned» possède ainsi un refrain conquérant, tandis que l'attrait de «Hope and Fear» repose surtout sur un thème de clavier répétitif et plaisant, tout comme le contrasté «Flower».

Mais toutes les compositions sont réalisées avec passion et professionnalisme, et diffusent une énergie digne d'un Dream Theater soft («Promises») et une émotion indéniables («Eternal Life», «The Rider»). «So Help Me God», qui frôle les sept minutes, se présente même sous des abords proches d'IQ. Revers de la médaille, une certaine répétition se fait peu à peu sentir, d'autant que les sonorités choisies et les arrangements ne font pas preuve d'une grande variété. Autre regret, l'absence de solo de clavier au profit exclusif de la guitare.

Si NovAct ne propose pas un mélange particulièrement original, son premier disque est suffisamment convaincant, séduisant sur le fond comme sur la forme, pour intéresser tous les amateurs du genre...

Jean-Guillaume LANUQUE

(chronique parue dans Big Bang n°60 - Décembre 2005)