BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques


PISTES :

1. Orpheus Comes On Earth (4'46)
2. Mysteries Of Dyonisos (3'57)
3. Creatures Of Darkness (5'01)
4. Orpheus And Eurydice (3'05)
5. The Great Instructor (4'16)
6. Arpha - The One Who Heals With Light (4'24)
7. The Crypt Of Evocation (5'53)
8. Seven Strings (4'02)
9. Orion, Gemini And The Lyre (8'08)
10. Hymn Of The Fire - Energy Of Seven (6'07)
11. Feminine Eternal (4'21)
12. Orpheus' Death - The Impulse (4'40)
13. Evohe - The Sacred Call For Life (5'32)

FORMATION :

Olyam

(tous instruments)

AVEC

Alain Chéruel
(voix)

Stéphanie Paulet
(violon)

EXTRAITS AUDIO :

OLYAM

"Orpheus, The Initiate"

France - 1997

Dreaming - 64:19

 

 

Hasard de l'actualité, les albums de multi-instrumentistes sont à l'honneur dans ce numéro hivernal. Dans le cas d'Olyam, alias Olivier Brigand, c'est il est vrai avec retard que nous vous présentons ce qui est en fait sa deuxième œuvre, Orpheus, The Initiate. Pour être honnête, cette dernière nous avait quelque peu échappé au moment de sa sortie l'automne dernier, alors noyée dans l'imposant flot de sorties irriguant le mouvement progressif depuis plusieurs années... Au regard de ce qu'il nous est permis de découvrir aujourd'hui, cet oubli aurait été des plus maladroits s'il s'était prolongé...

Si Olyam exerce son art dans ce genre très prisé mais très difficile qu'est la new-age progressive, il convient de noter immédiatement que ses sources d'inspiration le conduisent à offrir une musique bien plus ambitieuse que bon nombre de ses confrères.... Les treize compositions de Orpheus, The Initiate véhiculent donc des atmosphères changeantes et prenantes, tant dans le style visité que dans la manière de les faire vivre. Ne craignez donc pas de découvrir des séquences excessivement contemplatives, soyez au contraire assurés d'effectuer un périple en tout point passionnant. Bien sûr, le style choisi nous éloigne quelque peu des canons progressifs. Cette réserve devient néanmoins très vite relative du fait de la grande inspiration mélodique dont fait preuve Olyam.

Cet artiste a vraiment de quoi étonner par sa formidable capacité à nourrir sa musique de thèmes enchanteurs, qui renvoient avec un incroyable brio à Gandalf (celui des débuts), Mike Oldfield ou autres Patrick Broguière. Malgré ces références, Olyam possède une forte personnalité qui lui permet d'offrir un art original (pas novateur pour autant, soyons clairs...), fondamental et véritable... Chant grégorien, solo de guitare lyrique et envoûtant, emphase nourrie de claviers, violon suave et mélancolique, recueillement empreint de rêverie, voici autant de moments que l'on rencontre tout au long de ces compositions capables d'éveiller constamment l'attention de l'auditeur. Bien belle preuve de force évocatrice...

En guise de conclusion, pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures. Orpheus, The Initiate vous est recommandé, même si vous n'êtes pas un fervent adepte du genre dont il est un excellent représentant. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il possède cette consistance et ce charisme, capable de lui attirer les faveurs de publics différents... Le meilleur album de 1997 dans le genre ? Possible...

Olivier PELLETANT

(chronique parue dans Big Bang n°24 - Janvier-Février 1998)