
PISTES :
1. Music For The Head (2:42)
2. Jupiter Island (6:12)
3. Third Eye Surfer (2:50)
4. On The Sunday Of Life... (2:07)
5. The Nostalgia Factory (7:28)
6. Space Transmission (2:59)
7. Message From A Self-Destructive Turnip (0:27)
8. Radioactive Toy (10:00)
9. Nine Cats (3:53)
10. Hymn (1:14)
11. Footprints (5:56)
12. Linton Samuel Dawson (3:04)
13. And The Swallows Dance Above The Sun (4:05)
14. Queen Quotes Crowley (3:48)
15. No Luck With Rabbits (0:46)
16. Begonia Seduction Scene (2:14)
17. The Long Silence (5:05)
18. It Will Rain For A Million Years (10:51)
FORMATION :
Steven Wilson
(guitares, voix, claviers, programmations)
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PISTES :
1. Voyage 34 - Phases 1 / 2 (30:04)
FORMATION :
Steven Wilson
(guitares, voix, claviers, programmations)
Richard Barbieri
(synthétiseurs)
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PISTES :
1. What You Are Listening To....
(0:58)
2. Synesthesia (5:11)
3. Monuments Burn Into Moments (0:20)
4. Always Never (6:58)
5. Up The Downstair (10:00)
6. Not Beautiful Anymore (3:26)
7. Siren (0:52)
8. Small Fish (2:43)
9. Burning Sky (1:06)
10. Fadeaway (6:20)
FORMATION :
Steven Wilson
(guitares, voix, claviers, programmations)
Colin Edwin
(basse - piste 4)
Richard Barbieri
(synthétiseur - piste 5)
Suzanne Barbieri
(voix - piste 5)
PORCUPINE TREE
"On The Sunday Of Life..."
Royaume-Uni - 1991 - Delirium - 75:57
"Voyage 34"
1992 - Delirium - 30:04
"Up The Downstairs"
1993 - Transmission - 47:49
Porcupine Tree : nom peu banal pour un groupe qui ne l'est pas moins... D'ailleurs, est-ce vraiment un groupe ? Eh bien non ! Il s'agit en fait d'un projet musical conduit par Steven Wilson, et destiné à renouveler complètement le genre "progressif". Mais qui est donc Steven Wilson ? Tout simplement le producteur-concepteur des compilations Exposure (qui présentaient de nombreux groupes de rock progressif des années 80), doublé d'un multi-instrumentiste (guitare, basse, chant, programmations) de très grand talent.
En 1991, Wilson confiait à l'un de nos confrères : "Selon moi, Prince est plus progressif que bon nombre de formations anglaises se réclamant de ce style"... Pour illustrer sa pensée, il décide de créer une musique hors des carcans restrictifs attachés à des noms : progressif, planant, dance, disco...
Alors, dans la mouvance d'Ozric Tentacles (le même goût de la fusion des genres), Porcupine Tree nous a concocté en à peine plus de deux ans, deux albums et un mini-CD étonnants, qui vont en dérouter plus d'un. Il faut avoir les oreilles très larges pour écouter cette musique, pour rentrer dans cet univers quelque peu dérangeant. Mais heureusement, et c'est ce qui sauve tout, la dérision et l'ironie ne sont jamais bien loin (voir les titres et les paroles des morceaux, du genre "Message From A Self-Destructing Turnip" !!!)...
Musicalement, Porcupine Tree semble, plus qu'Ozric Tentacles, susceptible de plaire aux amateurs de musique progressive des 80's. On y retrouve en effet beaucoup d'éléments "classiques" : ainsi, de vertigineux et déchirants solos de guitare - "Fadeaway" sur Up The Downstairs -, ou encore la durée de certains morceaux, leurs enchaînement : On The Sunday Of Life... est composé de 4 suites de près de 20 minutes chacune, tous les morceaux d'Up The Downstairs sont enchaînés; Voyage 34, enfin, ne comprend qu'un morceau de 30:04 - un voyage de 30 minutes musicales et 4 secondes pour une question : "est-ce que ce voyage était vraiment nécessaire ?" (!)...
Mais il faut ajouter à cela cet incroyable mélange des genres, qui va du classique (le magnifique "On The Sunday Of Life..." et son hautbois si poignant) à la "dance" (mais, attention, pas cette rythmique insupportable que l'on entend partout), en passant par des morceaux complètement déformés ("Queen Quotes Crowley" sur On The Sunday...) et inclassables (la plupart...). Porcupine Tree est capable de sonner comme Anthony Phillips (période Parts And Pieces) et, quelques secondes après, utiliser des échantillonnages "rap" sur fond de nappes de synthés épurées (Voyage 34). Et c'est comme ça tout le temps... D'innombrables influences s'amalgament pour finir par créer un monde musical jusque là inconnu : le pari (mais en était-ce un ?) de Steven Wilson est réussi.
Au fil des écoutes (et il en faut pour parvenir à assimiler la richesse de ces oeuvres), un schéma directeur dans les compositions apparaît : il consiste à développer un thème, en général à la guitare, appuyé par une rythmique simple mais plaisante et nuancé par une multitude d'effets synthétiques; puis un passage plus apaisé suit, et de nouveau revient le thème de départ et ses foisonnantes arabesques. Une recette imparable !
Le chant (sur 4 ou 5 titres par album) est la plupart du temps complètement "trafiqué" ("Linton Samual Dawson" sur On The Sunday... au hasard), usant d'une voix de dessin animé; ou alors, ce sont des paroles tirées d'on ne sait où, et dites par différents personnages ("Voyage 34").
Pour qui veut s'en donner la peine, Porcupine Tree propose vraiment une musique de qualité exceptionnelle, extrêmement riche, puissante ou apaisante, jamais quelconque. Mais différente... Sans doute ne plaira-t-elle pas au fan pur et dur de "progressif" classique, mais pour tous les autres, ce sera une agréable découverte. Ne passez pas à côté de ce phénomène.
Christian AUPETIT
(chronique parue dans Big Bang n°3 - Janvier-Février 1994)

