
PISTES :
1. Prologue (1:18)
2. Regaining Hold (4:49)
3. Seducing The Dagon (4:05)
4. Wide Awake Child (4:48)
5. The Morning Beams (1:39)
6. Prayer Arising (6:28)
7. Sleeping In The Desert (3:35)
8. Flying (3:24)
9. Wondering Awild (5:54)
10. Snakecharm 8 (4:56)
11. Epilogue (0:13)
FORMATION :
Pekka Rechardt
(guitare)
Sami Järvinen
(batterie, percussions)
Marika Liuski
(chant, percussions)
Mikko Vuorela
(basse)
Timo Pratskin
(claviers)
EXTRAITS AUDIO :
REKKU RECHARDT
"Snakecharm"
Finlande - 2007
Wolfgang Records - 41:32
Rekku Rechardt est le groupe monté par le guitariste finlandais Pekka Rechardt (ancien d'un groupe prog des seventies, Wigwam), composé, outre lui-même, de Marika Liuski au chant, Timo Pratskin aux claviers, Mikko Vuorela à la basse et Sami Järvinen à la batterie. Treize titres sont au programme de cette première galette, dont trois sont en dessous de la barre des deux minutes : une brève conclusion parlée, et deux petits instrumentaux dédiés exclusivement à la guitare. Car l'instrument roi, c'est bien elle : non content de signer toutes les compositions, Pekka Rechardt se taille en effet la part du lion dans les arrangements, et tous les soli sont également de son fait. Difficile toutefois de faire la fine bouche, car son toucher gonflé par une production puissante produit un son très franc, assez proche du meilleur blues rock, dans une veine sombrement lyrique guère éloignée de celle d'un Janos Varga, ou même d'un Bryan Josh («Regaining Hold»). Il se lance par ailleurs dans une complainte à base d'effets sur «Sleeping in the Desert», un instrumental aux teintes arabisantes sur fond de percussions planantes, ambiance que l'on retrouve mais en plus musclé sur le titre éponyme, lui aussi instrumental.
La majorité des morceaux sont cependant des chansons, et même si la guitare est omniprésente, le chant féminin joue un rôle non négligeable dans le charme dégagé par l'album, avec quelques titres plus apaisés («Wide Awake Child», «Flying»), des pulsions hard rock («Wondering Awild») et même de légères influences orientales (l'intense «Prayer Arising»). Si les textes demeurent assez basiques, la prestation de Marika Liuski, à la voix chaude et légèrement voilée, qui se dédouble pour des chœurs floydiens en diable, se rapproche quand à elle de plusieurs références de grand talent : Paatos, The Gathering, ou le projet Ambeon de Lucassen. L'ensemble produit un disque accrocheur, entraînant, avec des mélodies séduisantes, aux atours crépusculaires, malgré un rôle secondaire accordé aux autres musiciens. La section rythmique remplit son rôle, sans plus, à l'exception de plusieurs breaks de batterie bien sentis, et le claviériste ne joue qu'un rôle d'accompagnement sans jamais véritablement occuper le devant de la scène. Un disque très agréable, à défaut d'être incontournable.
Jean-Guillaume LANUQUE
(chronique parue dans Big Bang n°66 - Été 2007)


