BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques


PISTES :

1. Opel (5:27)
2. The Way It Is (5:47)
3. Perceptual Response (1:21)
4. Forgive Me – Part 1 (1:39)
5. Gentle Art Of Swimming (10:17)
6. Who Do You Think You Are (3:36)
7. Going Outside (0:24)
8. Sun In The Sky (4:23)
9. Forgive Me – Part 2 (3:01)
10. Forgive Me – Part 3 (3:07)

FORMATION :

Yogi Lang

(chant)

Karlheinz Wallner

(guitares)

Phil Paul Rissettio

(batterie)

Andreas Wernthaler

(claviers)

Stephan Ebner

(basse)

RPWL

"Stock"

Allemagne - 2003

Tempus Fugit / Inside Out - 43:45

 

 

Je mets un temps fou à comprendre comment mener à bien une chronique. Aujourd'hui encore, j'ai la fâcheuse tendance à commencer mes chroniques par «je» et ensuite à prendre les chemins de traverse qui mènent tout droit vers le hors sujet. Par exemple, quand on me demande de donner mon avis sur le dernier disque de RPWL, je ne peux m'empêcher de vouloir parler de Pink Floyd.

On attend probablement de moi que j'expose les faits et que je me concentre sur ce Stock de morceaux inédits et non périmés, mais le problème est qu'il n'y a pas grand chose de passionnant à en dire d'un point de vue strictement formel. Alors je suis tenté de rendre un hommage direct aux auteurs de Dark Side Of The Moon, sorti il y a tout juste 30 ans. Si je m'écoutais, cela pourrait nous amener très loin, car il suffit d'un mémorable «Opel» en ouverture de ce Stock pour que je sois en état de transe, que je fonde debout, les dents serrées, en pensant à la première époque du géant rosé. Le Floyd des sixties, saturé de lourdes vapeurs électriques, de la fraîcheur suspecte de The Piper aux fureurs d'Ummagumma, c'était comme une tension sans nom qui explosait et se relâchait en bacchanale prométhéenne. Je n'en savais rien alors mais toute ma vie, je chercherai à revivre ce désir sourd d'absolu. Le Floyd n'était pas encore un nuage qui passait mais un orage qui menaçait. Certains ont réduit par la suite le Floyd à une icône planante, un concept rentable, un sous genre avec sa complaisance, son introspection. D'autres à une illusion perdue dans les cimetières glacés de nos souvenirs visité par l'ombre de la légende Syd Barrett. Alors que le Floyd, c'est aussi le baroque de «Sysyphus» et les obsessions rousseauistes d'Ummagumma, la violence morbide de More, cette danse macabre au soleil d'Ibiza. Le Floyd des sixties, avant les ventres repus et les cheveux gras, avant les disques d'enfermés, (jusqu'au sursaut de The Wall), ces gens qui n'entendent plus que de très loin les bruits de la rue.

Mais essayons, s'il n'est pas trop tard, de reprendre cette chronique avec méthode. Stock est donc constitué de morceaux enregistrés pendant les sessions des précédents albums mais non retenus au final pour y figurer. A l'exception de cette version du fameux «Opel» de Syd Barrett, seul titre enregistré en 2002 pour l'occasion. Une version convaincante jouée à la manière du Pink Floyd 67, solo d'orgue Farfisa compris, (bon sang, depuis combien de temps n'a l'on pas entendu un pareil solo de Farfisa ?), avec la voix inquiète de Yogi Lang, qui rêve et plane sur des sommets d'impalpable échos dérangés. Je suis sûr du velouté de cette mélodie là. La patte de Barrett, inimitable. Cette façon unique de voir la musique à travers le déséquilibre gracile de l'esprit. Cela me presse en douceur mais sans rémission les orbites à chaque écoute. Le Floyd encore, je ne m'en sors pas !

Et ce «Gentle Art Of Swimming» ( 10:17), qui me pousse à vous avouer tout ce que je n'ai jamais osé dire de mes états d'âme à l'écoute des plus beaux solos de Gilmour. Quand, à travers ces guitares nourries d'envolées fragiles, passait un souffle qui dépassait tout. Un souffle qui est celui de l'histoire du progressif. Alors que tout compte fait, «Gentle Art Of Swimming», construit comme du Porcupine Tree léché par la langue océane d'Eloy, n'est que le titre le plus aboutit de ce stock de bonnes choses.

Ceci étant dit, que reste t-il dans ce Stock là, si on se refuse vraiment à parler de Pink Floyd ? Surtout pas «Sun In The Sky» (4:23) qui doit tout à la manière qu'a Porcupine Tree d'évacuer son traumatisme floydien. Ni «The Way It Is» (5:30) qui est encore en plein dedans, excepté le temps d'un pont au synthé plus proche des douceurs de Tony Banks que des vols planés de Rick Wright, ce qui a voulu au morceau son exclusion de God Has Failed... Peut être «Who Do You Think You Are» (4:30), titre inattendu au charme relatif mais réel, où souffle davantage l'esprit des Beatles du Sergent Pepper, entre autres trompettes de la renommée.

A part ça, on en revient toujours au Floyd car c'est un tout incroyablement divers. C'est peu de dire qu'il annonçait tout. Le symphonisme du prog et la violence malade de la New Wave comme deux facettes d'un même éternel. Tellement en avance que l'on n'a pas fini de se colleter avec leur ombre, cette ombre qui nous regarde tous par dessus notre épaule de fan absolu, nourrissant ainsi et pour longtemps encore la planète pop toute entière. Pas seulement le prog. D'Archive à Sigur Ros, en passant par The Gathering, il n'y a pas aujourd'hui un groupe grand public intéressant qui ne pille le Floyd : chacun d'eux explore le monstre protéiforme mais aucun d'eux ne le regarde droit dans les yeux. Sans l'embrasser entièrement du regard, RPWL a au moins l'honnêteté d'avouer qu'il joue la musique qu'a oublié de jouer le Floyd. Et sous ses apparences obsessionnelles et obstinées, il sait des limites même du genre tirer grandeurs et transcender l'encombrant passé plutôt que le déguiser. Ce qui rend finalement chacun de ses disques indispensables...

Alain SUCCA

Rencontre avec Karlheinz WALLNER et Yogi LANG :

(par John 'Bo Bo' Bollenberg)

Rencontrer le guitariste Karlheinz Wallner et le chanteur Yogi Lang n'est pas sans rappeler un autre duo célèbre, David Gilmour et Roger Waters. Ces deux musiciens ont effectivement fondé RPWL en 1997 avec l'objectif initial de proposer des reprises de Pink Floyd. Très soutenu à ses débuts par le fanzine allemand Eclipsed, d'abord consacré à ce seul groupe mais devenu ensuite plus généraliste, et par des hordes de fans du Floyd, ce groupe fort compétent aurait très bien pu faire carrière en s'en tenant à cette vocation... «Je dois dire que nous nous sommes rencontrés par accident», raconte Yogi. «C'était en 1991 ou 92, et Violet District est venu enregistrer dans mon studio. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de Karlheinz et Chris [Postl]. Par la suite, nous nous sommes perdus de vue, mais avons repris contact en 1996 à l'occasion d'une jam-session. Dans ce contexte improvisé, la seule chose envisageable était de jouer des reprises de Pink Floyd, car c'était la musique de notre jeunesse. Dès le départ, notre intention ne fut pas de rejouer les morceaux tels quels, mais plutôt comme nous les sentions. Par exemple, nous avons dit, allez, jouons «Cymbaline», sans le travailler dans les moindres détails. Plus tard, nous en avons enregistré une version pour une compilation, et elle durait 12 minutes, mais ça aurait tout aussi bien pu être 25 minutes ! Il y avait un si bon 'feeling', un esprit tel au sein du groupe qu'il a semblé évident de passer à l'étape suivante, qui était de jouer notre propre musique. Du reste, faire des reprises n'avait jamais été une intention consciente au départ, ça s'est juste passé comme ça : nous avons commencé à répéter ensemble, et très vite on nous a proposé de donner des concerts. Par ailleurs, je dois avouer que je n'ai jamais été un énorme fan de rock progressif. Quand on me demande si notre musique est du prog, je leur réponds que c'est simplement la musique que nous ressentons, sans nous préoccuper de lui coller une étiquette. La musique que nous jouons vient du cœur, et c'est sans doute de là que vient la comparaison avec Pink Floyd, parce que Pink Floyd non plus ne joue pas vraiment du rock progressif, mais... du Pink Floyd. Honnêtement, leur musique est souvent très simple; mais elle est efficace, et exprime les mêmes choses que nous, RPWL, essayons d'exprimer. Nous n'avons pas besoin de rythmes compliqués pour faire passer nos émotions. De ce point de vue, c'est certain, nous sommes proches de Pink Floyd et nous ne nous offusquerons jamais d'être comparés à eux. Au contraire, nous en sommes plutôt fiers ! Alors oublions ce chroniqueur qui nous avait comparés un jour à... Modern Talking !!... Si nous vendions autant de disques qu'eux, ça ne nous poserait pas de problèmes, ceci dit !!» (rires)...

L'un des principaux attraits de la musique de RPWL est assurément le jeu de guitare de Karlheinz Wallner. En tant que fondateur de Violet District, sans doute s'efforce-t-il de son mieux de sonner comme David Gilmour ? «C'est normal, je pense. La musique qu'on a écouté toute sa vie exerce forcément une influence très forte», s'enthousiasme-t-il. «Marillion et Steve Rothery m'ont également beaucoup inspiré, avant tout pour le contenu mélodique du jeu de guitare, moins pour la technique en tant que telle». «Il est certain que Pink Floyd a été célébré pour sa qualité sonore incroyable», poursuit Yogi, «mais ça ne met pas de pression supplémentaire sur RPWL car nous nous contentons d'enregistrer ce qui a été écrit. Nous n'empilons pas les couches sonores en studio, car les arrangements seraient impossibles à reproduire sur scène. Pratiquement tout ce qu'on entend dans nos disques a été composé de cette manière avant d'entrer en studio, et sera joué de même en concert. Pour nous, la question est d'avoir une idée claire des paroles, de la structure du morceau, des accords, et alors seulement d'aller en studio. J'aime, quand j'enregistre, utiliser la technologie et ne pas être utilisé par elle. Parfois, on entend parler de groupes qui restent en studio une éternité, sans doute comment créer tel son ou telle atmosphère, et au sortir de longs mois de travail, n'ont rien à mettre sur leur disque. Ça ne nous arrivera jamais, car nous avons beaucoup d'idées, et des idées claires. Nous avons toujours beaucoup plus de matière qu'il ne nous en faut. Ça nous vient tellement naturellement...».

Les gens qui découvrent RPWL cherchent souvent à découvrir tout ce qu'ont fait ses différents membres auparavant. Avec évidemment, en priorité, Violet District. Plusieurs années après sa séparation, le label Tempus Fugit publia un double-album d'enregistrements de ce groupe. Cette sortie était-elle opportuniste, vu le succès de RPWL ? En tant que seul membre restant du groupe, Karlheinz répond volontiers. «Le seul album de Violet District, Terminal Breath. était épuisé depuis longtemps. Aux concerts de RPWL, les gens nous demandaient souvent comment se procurer nos 'vieux' disques, et à chaque fois je devais les décevoir. J'ai parlé de ça à Dirk Jacob, le patron de notre label Tempus Fugit, et nous en sommes arrivés à la conclusion qu'une réédition serait opportune. Pour rendre la chose plus intéressante, j'ai fouillé dans mes archives et trouvé deux titres inédits et une bande de concert. Donc au lieu d'un album simple c'est devenu un double, avec en plus une nouvelle pochette. Il ne faut pas oublier qu'entre Terminal Breath et RPWL il s'est écoulé près de dix ans ! Donc d'un point de vue technique, beaucoup de choses ont changé». «Nous avons enregistré Terminal Breath sur un vieux 16-pistes», précise Yogi, par ailleurs producteur, «et je me souviens que nous avions beaucoup d'idées qui n'ont pas pu être conservées du fait de ces moyens techniques limités. Aujourd'hui, nous enregistrons sur 24-pistes analogique et Pro-Tools, ce qui nous donne des possibilités quasi illimitées. Nous n'oublions pas qu'en concert nous avons un système de sonorisation quadriphonique, et que certains effets sonores doivent être synchronisés. C'est ce que nous essayons de faire sur scène, d'encercler le public avec le son et les effets - c'est un gros travail pour notre sonorisateur ! Bien sûr, il y a des différences entre les versions studio et live des morceaux, à cause de l'énergie supplémentaire qu'apporte la scène. C'est pourquoi un morceau comme «Gentle Art Of Swimming» est assez différent en concert de la version du disque».

A l'évocation du terme 'quadriphonique', je me demande comment cinq musiciens peuvent se trouver chacun à un coin de la scène, sachant que 'quadriphonie' implique... quatre coins ! Karlheinz nous apporte la solution de ce paradoxe. «Non, non, chaque musicien n'a pas forcément besoin de son propre coin ! Nous avions réfléchi à ça pour la présentation de Stock, mais ça n'est simplement pas possible. Pour nous, quadriphonique signifie que le public a le son du groupe à la fois devant lui et derrière lui, ce qui donne l'impression d'être baigné dans la musique. C'est une technique de mixage qui rajoute à l'émotion ressentie par le public, car il a l'impression de faire partie du groupe ! Nous recevons beaucoup de courriers et de mails des Etats-Unis, nous demandant quand nous allons venir, et malgré notre désir de le faire, je crois que ce serait trop cher. Il n'y a pas que la question du coût des voyages en avion pour nous et notre sonorisateur. il y a aussi tout notre matériel. Le même problème se pose pour l'Angleterre. Nous aimerions aller y jouer, mais c'est une question d'argent, et RPWL n'est pas encore un groupe riche !».

Avec la nouvelle réédition de Dark Side Of The Moon, des gens partout dans le monde vont racheter encore une fois un disque qu'ils ont déjà dans leur collection. Certains fans en possèdent sans doute vingt versions différentes. N'est-ce pas un peu frustrant que des gens rachètent plusieurs fois le même disque et par ailleurs ignorent l'existence de groupes actuels dont la musique est proche de celle de Pink Floyd. «Ce que les gens aiment ou n'aiment pas, c'est très compliqué. Les gens du fan-club américain de Roger Waters adorent RPWL, mais ça ne signifie pas forcément que tous les fans du Floyd aimeraient forcément notre musique. Je pense que le fait d'acheter un album est lié à l'expérience des gens, la façon dont telle ou telle musique a tenu un rôle dans leur vie. Les albums de Pink Floyd font partie de leur jeunesse... Pas les nôtres !».

A ce jour, la discographie d'RPWL est constituée de trois albums : God Has Failed, Trying To Kiss The Sun et Stock. L'originalité de ce dernier est d'être constitué de 'chutes' des séances d'enregistrement du précédent. Pour rendre l'affaire encore plus intrigante, il s'agit d'un double-album, dont le second CD comprend une version du premier en son 'surround'. La question se pose naturellement de savoir pourquoi Trying To Kiss The Sun n'était pas, dès le départ, un double ? «Nous étions sur le point d'enregistrer un nouvel album, et soudain nous nous sommes dit que ce serait génial d'utiliser la technologie 'surround' pour approcher l'effet obtenu sur scène. Stock était par conséquent une expérience préalable à notre prochain album qui sera enregistré l'été prochain. Une sorte de laboratoire destiné à tester de nouvelles technologies, afin d'en tirer pleinement bénéfice sur le prochain album. Comme il s'agissait d'expérimentations, nous ne voulions pas utiliser de nouveaux morceaux, donc nous avons opté pour des chutes du précédent album. Il s'est avéré qu'il y en avait un certain nombre de fort convenables. Mais comme ce n'était pas pour nous un véritable album, nous avons voulu offrir aux acheteurs quelque chose de plus, d'où le deuxième CD et les vidéos bonus, pour le prix d'un CD simple. Personne ne pourra se plaindre de ne pas en avoir pour son argent ! A propos de vidéos, je regrette que nous n'ayons pas filmé l'intégralité de notre récente tournée avec Ritual car ce fut l'un des grands moments de notre vie. Je ne les connaissais pas du tout auparavant, mais comme ils sont signés sur le même label que nous, on nous les a proposés comme première partie. J'ai très vite accroché à leur musique, et humainement nous nous sommes super bien entendus. L'ambiance dans le bus était géniale. Nous chantions nos morceaux respectifs, c'était vraiment cool. On aurait pu facilement tirer un quadruple DVD de tout ça !!».

Le mot «sun» («soleil») revient souvent chez RPWL, ce qui suggère une sorte de fascination. Peut-être le groupe pourrait-il un jour sortir un album intitulé Bright Side Of the Sun, une sorte de réponse au célèbrissime Dark Side Of The Moon ? Le groupe entier éclate de rire à cette suggestion... «Ça ne serait pas une si mauvaise idée ! En fait, le morceau «Sun In The Sky», sur Stock, devait au départ être le titre de ce qui est devenu Trying To Kiss The Sun. Mais en réécoutant l'album en cours de route, nous avons décidé qu'il y avait assez de morceaux longs. «Sun In The Sky» ne s'intégrait pas bien à l'ensemble de ce point de vue, car nous voulions le placer en ouverture de l'album, et nous avons toujours essayé de mettre en première position des morceaux qui apportaient quelque chose de vraiment inédit par rapport aux précédents. C'était dommage pour la chanteuse invitée, qui voulait vraiment l'enregistrer. Finalement, on a décidé de la faire sur Stock et on l'a appelée pour qu'elle vienne le chanter comme initialement prévu... Je ne saurais pas expliquer cette fascination que j'ai pour le soleil... Peut-être cette idée que nous sommes incapables de l'atteindre, mais en même temps il nous communique toute cette énergie, cette vie...».

Au moment de notre entretien, la guerre en Irak venait tout juste de débuter. Au lieu de nous lancer dans une discussion politique sur la guerre, RPWL ont décidé de terminer leurs concerts par une reprise du «Games Without Frontiers» de Peter Gabriel, avec en arrière-plan des images de guerre projetées sur un écran. Le dernier jour de la tournée, RPWL et Ritual jouèrent la chanson ensemble, précédée d'une minute de silence. De nombreux musiciens à travers le monde avaient eux aussi pris position contre la guerre. Peut-être la communauté progressive aurait-elle dû s'unir et se faire entendre, elle aussi. Imaginez une sorte de 'Band Aid' avec des membres de Pink Floyd, Yes, Camel, Spock's Beard, Flower Kings, Porcupine Tree, Saga, Rush... RPWL... «Génial ! Ça aurait pu être une super idée. Avec ce qui existe aujourd'hui en informatique musicale, ce serait très facile à faire. Toutefois je ne crois pas que le message aurait un réel impact à grande échelle. Nous ne toucherions que la communauté prog, qui est bien trop petite pour peser réellement. Sans doute les petits groupes pourraient-ils unir leurs effets, mais dès que l'on commence à ajouter des noms plus connus, il commence à y avoir des problèmes, et au lieu que ça prenne deux jours à faire, ça prend des semaines, voire des mois, avec tous les problèmes légaux, etc. Ceci dit, c'est une idée géniale. En tout cas bien meilleure que l'idée de faire la guerre !!'»...

(chronique et entretien parus dans Big Bang n°49 - Mai 2003)