
PISTES :
1. Prelude (4:21)
2. Riding The Fence (6:23)
3. The Last Enemy (7:49)
4. January (5:56)
5. Let Loose The Arrow (7:04)
6. We Don't Know (4:43)
7. Sweet Hope Suite (33:53)
FORMATION :
Michael Ayers
(claviers, piano, orgue d'église, chœurs)
Michael Dearing
(guitare, chant, mandoline, claviers)
Carl Groves
(guitares, chant, mandoline, piano électrique, claviers)
Patrick Henry
(basse, guitare, chœurs)
Kevin Thomas
(batterie, chant, percussions)
INVITÉS :
David Ragsdale
(violon [7])
Carolyn Knox Binkley
(chant, direction du chœur)
Jaclyn Lisenby,
Bonnie Bivens,
Patricia Cullum,
Beka Callaway,
Jovi Vann
(chant [3])
Ron Foster
(chant)
SALEM HILL
"Not Everybody's Gold"
États-Unis - 2000
Cyclops - 70:09
Quelle belle surprise que ce troisième album de Salem Hill, groupe américain de Caroline du Nord ! Il m'aura fallu plus de temps que d'habitude pour m'en rendre compte (la faute à quelques préjugés mal placés), mais ce CD est depuis peu un de ceux qui tournent le plus souvent sur ma platine.
J'avais jusqu'à présent omis de m'intéresser à ce groupe, l'ayant assimilé un peu trop rapidement, à force de 'on-dit', à du néo-prog-FM américain de seconde zone ! Baffe et rebaffe que je n'hésite pas à m'infliger séance tenante. Certes, on pense parfois à Asia à l'écoute de cet album, et même à un Yes actuel (c'est probant sur le titre d'ouverture, instrumental), mais il y a aussi autre chose. En fait, au cours des 6 premiers morceaux de l'album (de 4:21 à 7:49), le groupe s'ingénie à fabriquer des morceaux accrocheurs ou des ballades sirupeuses, superbement chantés, mais il y ajoute sans crier gare de conséquentes séquences instrumentales qui font vite oublier le format standard des chansons rock-FM. A force de se les repasser, on se prend à chanter à tue-tête le refrain de «Riding The Fence» ou plus posément les couplets de «We Don't Know», et à se délecter des solos de claviers et guitares qui s'échappent tout à coup.
Pour couronner le tout, et comme si cela n'était pas suffisant, le groupe nous propose pour finir une suite magistrale de près de 30 minutes, la bien-nommée «Sweet Hope Suite». N'ayons pas peur des mots, cette suite vaut autant que son équivalent chez le Spock's Beard ou le Flower Kings le plus inspiré ! Rien que ça ! Aidés dans leur tâche immense par la présence du violoniste David Ragsdale (ex-Kansas), les cinq musiciens nous abreuvent de multiples séquences instrumentales toutes plus brillantes les unes que les autres, entrecoupées du chant poignant de Carl Groves, également compositeur de l'œuvre. Pas un instant de baisse d'intensité, on reste pantois devant tant d'idées mises bout à bout pour former un ensemble cohérent et jamais superficiel. Du grand Art !
Salem Hill est désormais un groupe que je me réjouirai de suivre de très près, et je pense que je ne serai sûrement pas le seul. Quitte à distribuer quelques baffes par-ci par là, non mais !...
Christian AUPETIT
(chronique parue dans Big Bang n°39 - Mai 2001)

