BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques


PISTES :

1. Marsbéli Krónikák I. (3:34)
2. Marsbéli Krónikák II.-III. (6:32)
3. Marsbéli Krónikák IV.-VI. (13:15)
4. M'ars Poetica (6:39)
5. Ha Felszáll A Köd (3:58)
6. Apokalipszis (3:44)
7. E-moll Elõjáték (0:29)
8. Legyõzhetetlen (2:46)
9. Solaris (4:53)
10. Orchideák Bolygója (3:17)
11. A Sárga Kör (4:54)

FORMATION :

István Cziglán

(guitares électrique et acoustique, synthétiseur, percussions)

Róbert Erdész

(piano, orgue, synthétiseur)

László Gömör

(batterie, percussions, synthétiseur)

Attila Kollár

(flûtes, synthétiseur, percussions, chant)

Tamás Pócs

(basse)

INVITÉS

Csaba Bogdán
(guitare)

Gábor Kisszabó
(basse)

Ferenc Raus
(batterie, percussions)

Vilmos Toth
(percussions)

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PISTES :

CD1 :
1. A Viking Visszatér (4:00)
2. Ellenpont (4:05)
3. Óz (5:13)
4. Mickey Mouse (3:19)
5. Éden (6:05)
6. Hullámok (3:01)
7. Egeszséges Optimizmus (3:50)
8. Los Angeles 2026 (23:21)

CD 2 :
1. Éjszakai Tárlat (5:15)
2. közjáték A (0:54)
3. Szabadjáték (6:17)
4. közjáték B (1:15)
5. Éjféli Valcer (2:34)
6. közjáték C (0:49)
7. Józsi Mátészalkára Megy (4:20)
8. közjáték D (1:38)
9. Éjszakai Tárlat V. (1990) (3:34)
10. közjáték E (1:08)
11. E-Moll Concerto (allegro con molto) (3:41)
12. Paella (2:31)
13. A Kígyó Szive (3:20)
14. Ez Nem Kán-Kán (0:56)
15. Magyar Tánc (3:34)
16. Duo (4:27)
17. Solaris 1990 (4:15)

FORMATION :

Attila Kollár

(flûte)

Csaba Bogdán

(guitares)

Gábor Kisszabó

(basse)

Tamás Pócs

(basse)

Róbert Erdész

(claviers)

István Cziglán

(guitares)

László Gömör

(batterie)

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PISTES :

CD1 :
1. Martian Chronicles - Part III (15:37)
2. Hungarian Dance (3:40)
3. M'ars Poetica (7:18)
4. Duo (4:58)
5. Bonus Game (14:32)
6. Concerto In E-Minor (4:14)

CD 2 :
1. Undefeatable (4:17)
2. If The Fog Clears Away ... (4:48)
3. Apocalypse (4:04)
4. Wizard Of Oz (8:13)
5. Mickey Mouse (3:40)
6. Eden (6:37)
7. The Viking Comes Back ... (4:45)
8. Solaris (5:53)
9. Beyond ... (12:29) (piste  studio bonus)

FORMATION :

Attila Kollár

(flûte)

Csaba Bogdán

(guitares)

Gábor Kisszabó

(basse)

Tamás Pócs

(basse)

Róbert Erdész

(claviers)

István Cziglán

(guitares)

László Gömör

(batterie)

SOLARIS

"Marsbéli Kronikák (The Martian Chronicles)"

Hongrie - 1984 - Gong - 54:01

"Solaris 1990"

1990 - Gong - 56:56 / 50:30

"Live In Los Angeles"

1996 - SMP - 50:21 / 54:48

 

 

Jusqu'à sa prestation au Progfest de novembre 1995, on pouvait vraiment qualifier Solaris de «groupe culte» ultime du rock progressif. Seuls quelques privilégiés, heureux détenteurs du pressage japonais microscopique de Martian Chronicles (1984) ou de son tout aussi rare successeur Solaris 1990, entretenaient la renommée souterraine de ce groupe hongrois qui restait entouré d'un voile de mystère.

Même la chute du rideau de fer n'y fit rien : la musique de Solaris restait inaccessible...

Puis il y eut donc cet inespéré (le mot est faible !) concert américain, et depuis le phénomène inverse tend à se produire, un peu comme si l'on ouvrait soudain les vannes d'un barrage de haute montagne, libérant un flot de musique qui ne demandait, depuis toutes ces années, qu'à conquérir le vaste monde... Ainsi, Martian Chronicles et Solaris 1990 ont été successivement repressés, agrémentés chacun de morceaux supplémentaires. Et voici maintenant, en cette fin d'année, le témoignage de cette fameuse prestation californienne, comprenant lui aussi un titre inédit (mais cette fois c'est bel et bien un enregistrement studio récent). Bref, Solaris est de retour ! Occasion ou jamais de consacrer un article à cette formation qui, à l'instar de Tribute, fut l'un des ténors injustement méconnus du rock progressif des années 80...

C'est en 1980 que trois jeunes étudiants de Budapest, unis par une même passion pour le rock progressif (genre qui, malgré la censure étatique, parvenait quand même aux oreilles des plus persévérants) et la littérature fantastique, décident de monter un groupe ensemble. C'est pour chacun d'eux - Attila Kollar (flûte et claviers), Istvan Cziglan (guitare) et Robert Erdész (claviers) - la première expérience du genre.

Fort d'une motivation sans faille, et malgré plusieurs changements de section rythmique - celle-ci se stabilise finalement avec l'arrivée de Tamas Pocs (basse) et Laszlo Gömör (batterie) -, Solaris développe rapidement une activité scénique régulière, participant à divers festivals et autres concerts universitaires, puis enregistre un premier single, intitulé simplement «Solaris» (il s'agit d'une version 'live' du futur titre de clôture de son premier album), puis un second, dont les deux titres («Eden» et «Ellenpont») figureront plus tard, ainsi que des enregistrements effectués à la même époque pour la radio nationale, sur la première face de Solaris 1990.

Malgré la quasi-absence de soutien de l'unique label étatique, Start, Solaris parvient à mener à bien l'enregistrement de son premier album en 1983. Martian Chronicles (ou Marsbeli Kronikak, en hongrois) est évidemment inspiré (ou en tout cas la suite du même nom qui occupe la première face) du fameux livre de Ray Bradbury.

Totalement instrumentale (à l'exception de quelques chœurs), la musique de Solaris fusionne des éléments a priori aux antipodes les uns des autres : claviers futuristes, flûte traversière aux accents classisants, guitare électrique tour à tour rageuse et lyrique, rythmique souvent nourrie de séquences électroniques ! Pourtant, ce merveilleux cocktail n'est jamais détonnant, bien au contraire. Grande fluidité mélodique, renouvellement des thèmes (joués et repris alternativement par les instruments solistes) sont les caractéristiques principales de Martian Chronicles. Il n'y a pas de réelle complexité dans l'architecture des morceaux (7, de 0:30 à 23:21) : on est loin d'un Yes, même si du strict point de vue de l'interprétation, la virtuosité des musiciens ne fait aucun doute. Aussi à l'aise dans les plages très rythmées que dans les doux moments d'accalmie (le très beau «Prelude In E Minor»), ceux-ci ne cessent de nous ravir. Aucun titre ne paraît plus faible que les autres (exception faite des deux titres bonus de la récente réédition qui ne font pas partie intégrante du concept d'origine et n'apportent rien à la gloire de cet album), même si la longue suite-titre articulée en six parties reste l'apogée (ou presque...) du groupe. De l'intro irréelle (un déluge de nappes de synthés cosmiques) au thème principal repris de façon quasi-cyclique, rien à jeter : tout cela paraît couler de source avec une évidence confondante. C'est beau, très beau, et chaque audition en nécessite une autre. Difficile d'en dire plus, et de toute façon c'est inutile ! Cet album n'a engendré que des critiques élogieuses de par le monde, alors si vous ne l'avez pas encore acheté, c'est que vous revenez peut-être d'un long voyage sur la planète... Mars !

Il s'écoulera pas moins de 38 000 exemplaires de Martian Chronicles sur le seul territoire hongrois, mais malgré ce succès (qui ferait rêver n'importe quel groupe progressif !), les responsables de Start refuseront de prendre en charge la réalisation de son successeur, forçant Solaris à en interrompre l'enregistrement au beau milieu de celui-ci. Un concert d'adieu sera finalement donné, non sans amertume, le 7 avril 1986.

Si Solaris cesse alors ses activités, ses composantes ne vont pas tarder à se réunir de nouveau au sein de Napoleon Boulevard, une formation à l'orientation musicale plus commerciale, avec un répertoire de chansons 'pop', qui obtiendra un succès considérable, vendant plus d'un million (!) d'albums au cours de ses trois années d'existence !

Cette réussite vaudra aux musiciens d'être recontactés par leur ancien label, qui leur propose un contrat mirobolant... que ceux-ci acceptent de signer à la condition expresse que soient également publiés les enregistrements inédits de Solaris refusés quelques années plus tôt... Avec l'addition de nouveaux enregistrements, ceux-ci sortiront à l'occasion du dixième anniversaire de la naissance du groupe, sous le titre de circonstance de Solaris 1990...

Inutile de chercher à résister, la comparaison de cet album avec son prédécesseur est inévitable... Globalement, cette mise en parallèle ne s'effectue pas en faveur de Solaris 1990. Impossible, il est vrai, de faire mieux qu'un 'chef-d'œuvre' ! En fait, Solaris 1990 est un album un peu bancal : un mélange de compositions solistes (ici les claviers, là la flûte, ailleurs la guitare acoustique ou électrique), donc forcément moins ambitieuses que des vrais titres écrits en groupe et interprétés comme tels, et des morceaux vraiment collectifs. Pour l'essentiel, il s'agit de «Los Angeles - 2026», très longue suite de plus de 23 minutes, qui affiche une ambition plus proche de l'album Martian Chronicles. Beaucoup se sont étonnés que ce morceau, au titre pourtant prédestiné, n'ait pas été joué au Progfest. A bien y réfléchir, on peut le comprendre aisément : pour un groupe qui n'a pas joué en concert depuis très longtemps (c'était le cas de Solaris), cette composition-fleuve, à la structure beaucoup plus alambiquée que n'importe quel autre morceau du groupe, parait en effet bien difficile à maîtriser. La réussite de cette fresque instrumentale est telle que l'on se demande si Solaris n'a pas connu un moment de grâce en cette année 1986, date à laquelle elle a été composée... Comment ne pas parler de quintessence, en écoutant ces multiples enchevêtrements mélodiques et rythmiques, qui suscitent tout à la fois de l'admiration et de l'incrédulité. Est-il possible que des êtres humains aient réellement composé ce morceau ?... Pour stopper là tout second degré, je serai tenté de rapprocher «Los Angeles - 2026» de «Awaken» de Yes. Pas tant dans la forme (rien ne ressemble au grand Yes) que dans cette capacité à emporter l'âme de l'auditeur dans des tourbillons émotionnels dont il est bien difficile de s'extirper. N'essayez pas si vous êtes persuadé d'en ressortir indemne...

Pour le reste, l'instrumentation n'a pas changé, même si la batterie est peut-être plus électronique et irrite parfois. Les claviers et la flûte sont plus que jamais dominants, tandis que la guitare cède un peu le pas. Certains titres, notamment, parmi ceux rajoutés sur la nouvelle version CD, rappellent encore les ambiances «futuristes» de Martian Chronicles bien que les quatre faces du vinyl originel soient indépendantes les unes des autres, le style musical de Solaris demeure globalement le même sur cet album, portant en lui un peu moins d'inspiration que son indispensable prédécesseur...

Hélas, cet événement coïncidera avec la séparation de Napoleon Boulevard, et les différents ex-membres de Solaris partiront alors chacun de leur côté se consacrer à de nouvelles activités. Attila Kollar est aujourd'hui docteur dans le plus grand hôpital de Budapest; Istvan Cziglan est responsable de création dans une agence de publicité: Robert Erdesz est responsable de deux studios d'enregistrement; Tamas Pocs travaille à la branche hongroise de Warner Bros; Laszlo Gömör enseigne la batterie; Csaba Bogdan possède son propre studio et y travaille comme compositeur, guitariste et ingénieur du son; et Gabor Kisszabo est cadre dirigeant de EMI-Hongrie.

Depuis cette séparation, pourtant, Solaris s'est reformé ponctuellement à plusieurs occasions, et a continué à donner des concerts, pour le plaisir ou à la demande de ses fidèles admirateurs... Jusqu'à ce jour de 1995 où Greg Walker leur fit la folle proposition du rêve américain... Le reste, vous le connaissez déjà : participation à l'édition 1995 dudit événement, et parution d'un double-album live intitulé Live In Los Angeles !

Reprenant l'intégralité de Martian Chronicles (dans un ordre différent) et de nombreux titres de 1990, cette visite de l'œuvre de Solaris est en tous points remarquable. Entendre Solaris renouer avec les sonorités et les compositions parmi les plus réussies de son répertoire (à part «Los Angeles 2026» bien sûr, cf. l'entretien ci-après), est une joie énorme, qui peut nous faire espérer des œuvres futures du meilleur niveau.

On peut d'ailleurs en juger tout de suite grâce à l'excellent titre bonus spécialement enregistré en studio pour agrémenter ce «live» (et qui lui confère ainsi une valeur supplémentaire). «Beyond...», d'une durée de 12 minutes, s'il n'est pas magistral, comporte plusieurs moments de grande intensité, lors desquels le guitariste Istvan Cziglan se met tout particulièrement en valeur. Le souffle épique de Solaris, celui de Martian Chronicles bien sûr, parcourt à nouveau cette composition, et augure de bien belles choses. Le groupe a désormais sa propre maison de production, on peut donc compter sur des travaux futurs.

Le soleil doit encore briller quelques milliers d'années !...

Christian AUPETIT et Olivier PELLETANT

Entretien avec Robert ERDESZ :

N'était-ce pas une idée complètement folle de former un groupe de rock progressif, a fortiori instrumental, en Hongrie en 1980 ?

Vous savez, le rock progressif était un genre musical très populaire à cette époque. Je me rappelle avoir assisté à un concert de SBB, le groupe polonais, en compagnie d'environ 20 000 autres personnes... Ou encore d'une prestation d'Omega devant 100 000 spectateurs... Le problème se situait surtout, pour nous, à un niveau politique. L'unique maison de disques de Hongrie était totalement sous la coupe du gouvernement communiste, et ses «responsables» ne s'intéressaient pas le moins du monde au rock progressif. Ils avaient décidé de consacrer leurs efforts à un seul et unique style, supposé le plus vendeur... et malheureusement pour nous, c'était le disco !...

Pourtant, comme tu l'as dit, le public était demandeur...

Effectivement, nous l'avons d'ailleurs prouvé avec Martian Chronicles. Je crois que nous avons eu de la chance, nous sommes en quelque sorte passés entre les mailles du filet... Les autres groupes de rock progressif se voyaient contraints de prendre des chanteurs et de simplifier leur musique, ce qui ne fut heureusement pas notre cas. Cette politique était évidemment absurde, car logiquement le marché noir prospérait en conséquence... Je peux vous dire qu'un certain nombre d'hommes d'affaires aujourd'hui en vue en Hongrie ont littéralement construit leur fortune et leur réussite ultérieure sur l'exploitation de ce juteux marché parallèle...

Il semble que, malgré le succès de Martian Chronicles, l'attitude des «responsables culturels» à votre égard n'ait pas vraiment changé...

Le problème, c'était que 38 000 exemplaires, ce n'était pas assez pour eux ! Ils ne voulaient que des groupes vendant à plus de 100 000 ! On nous a donc dit qu'on ne voulait plus de nous. Cela signait évidemment notre arrêt de mort. Nous avons tenté de lutter, de nous rebeller, mais en vain. Alors nous avons donné ce concert d'adieu, lors duquel nous avons joué une suite composée pour l'occasion, intitulée «A Night Exhibition», qui occupa plus tard la troisième face de Solaris 1990... Plus tard, quand nous avons obtenu un succès commercial considérable avec Napoleon Boulevard, nous avons pu tenir notre revanche en leur faisant sortir ce deuxième album qu'ils nous avaient jadis refusé... Même si l'édition CD, j'en conviens, était particulièrement bâclée, que ce soit esthétiquement ou dans le contenu même de celui-ci. En fait, les responsables du label Pepita estimaient que 65 minutes, c'était bien assez pour un groupe progressif, alors ils ont tout simplement mis de côté une face entière du double-album vinyl... Ceci a heureusement été corrigé sur le nouveau pressage !

En 1989, une édition CD limitée de Martian Chronicles est sortie au Japon. Avez-vous rapidement pris conscience de l'intérêt des mélomanes étrangers pour votre musique ?

Evidemment non ! Ce fut une énorme surprise, et une joie extraordinaire, de découvrir que tant de gens du monde entier connaissaient et appréciaient notre musique. Nous n'arrivions pas à y croire. A dire vrai, nous avons d'abord cru à une blague. Nous pensions que tout le monde nous avait oubliés depuis longtemps !

Puis il y a eu cette invitation au Progfest'95. Une question nous vient immédiatement à l'esprit : pourquoi ne pas y avoir joué «Los Angeles - 2026» ? Ce fabuleux morceau semblait pourtant de circonstance...

Je vous remercie de ce compliment que me va droit au coeur... Vous savez, nous avons passé tellement de temps à travailler sur cette suite. Ce devait être la première face de notre second album qui ne fut jamais terminé. Je comprends votre déception de ne pas l'avoir entendu... Mais nous devions faire un choix entre jouer «Martian Chronicles» ou, donc, «Los Angeles - 2026». Les deux durent environ une heure en tout, ce qui n'aurait pas laissé beaucoup de temps pour d'autres morceaux, et nous tenions à en jouer certains. Désolé, mais ce fut «Martian Chronicles» qui l'emporta finalement...

Le son du double-CD live est excellent, bien meilleur que ce qu'ont entendu les spectateurs présents, si l'on se fie à leurs commentaires de l'époque. Avez-vous ré-enregistré certaines parties ?

Je suis doublement flatté par votre question ! Car, d'une part, rien n'a été refait, et d'autre part, j'ai passé près d'un an à remixer les bandes. Ce fut un énorme travail. Il y avait toutes sortes de problèmes : le son de la batterie, des bruits parasites sur la piste de flûte, sans parler de ce bon vieux moog qui n'a pas manqué de se désaccorder... Je suis donc heureux que le résultat final vous plaise !

Une autre bonne surprise de ce coffret est l'ajout d'un morceau nouveau. Peux-tu nous donner plus de détails sur son origine ?

Nous avions la mélodie de base dans nos tiroirs depuis longtemps. C'est l'un des plus vieux thèmes jamais écrits par Solaris. Mais nous ne l'avions jamais exploité pleinement. Quand nous avons terminé de mixer Solaris Live In L.A., Istvan a suggéré de composer un titre nouveau à partir de cette mélodie. Nous avons tous été séduits par l'idée, parce que c'était l'occasion de nous réunir et de retravailler ensemble, sans qu'il s'agisse de quelque chose de purement nostalgique ou larmoyant...

Je crois que tu voulais, pour finir, nous parler d'un sujet qui concerne directement Big Bang...

En effet, je voulais présenter mes plus sincères excuses à votre collaborateur Christian Aupetit, qui a eu la gentillesse de nous faire parvenir des photos qu'il avait prises de notre concert au Progfest. Certaines ont été utilisées sans qu'il en soit crédité ou remercié. J'assume la totale responsabilité de cette regrettable bévue. Attila m'avait pourtant précisé l'origine de ces photos en me les confiant, mais cela m'est finalement sorti de l'esprit et j'ai fini par croire que toutes avaient été prises par la femme d'Attila... Evidemment, je vous assure que cette omission sera réparée sur les pressages ultérieurs ainsi que le CD Progfest'95... Sur ce, les autres membres du groupe se joignent à moi pour vous souhaiter, ainsi qu'à tous nos admirateurs français, un joyeux Noël et une excellente année 1997 !...

Remerciements à Gegely Böszörményi
pour sa précieuse collaboration

(chroniques et entretien parus dans Big Bang n°18 - Hiver 1996-97)