BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

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STEVE HACKETT (4/5) - Suite >

Après plusieurs années consécutives de semi-réclusion, 1992 va marquer le retour de Steve Hackett sur le devant de la scène. Le premier signal de cette reconquête est donné au début de l'année par la sortie (chez Blue Plate/Caroline) du CD live Time Lapse, qui regroupe de larges extraits de la prestation télévisée de 1990 ainsi que du concert new-yorkais de novembre 1981. L'inclusion de ce dernier est hautement symbolique puisque c'est justement cet enregistrement qui aurait dû faire l'objet de l'album live qu'Hackett réclamait alors avec insistance, et sans succès, à Charisma. Dix ans plus tard, il tient enfin sa revanche !

Quelques brefs commentaires sur Time Lapse. Les titres extraits du concert de Nottingham privilégient un répertoire enlevé et déluré, et les versions proposées paraissent singulièrement ludiques, voire déjantées, avec moult digressions et délires. On retiendra en particulier un "...In That Quiet Earth" bien balancé, ou encore la partie finale de "Camino Royale" et ses échanges combatifs de flûte, synthé-vibraphone, harmonica et guitare trafiquée... Et en guise de cerise sur le gâteau, un inédit très rafraîchissant, "Depth Charge", renommé depuis "Riding The Colossus". La prestation du groupe de 1981 paraît en comparaison un tantinet scolaire. On retrouve nombre de chevaux de bataille scéniques du guitariste, issus de ses meilleurs albums, passés en revue de manière brillante, mais sage et fidèle. Toutefois, ce concert new-yorkais fut, à n'en pas douter, une performance de haute volée, et l'intérêt est constant à l'exception de l'insipide "Hope I Don't Wait", morceau de Cured qui n'en était pas le sommet (c'est dire son intérêt...). A l'inverse, "Ace Of Wands", magnifié par un solo de Moog bien senti de Nick Magnus, ou l'émouvant "Spectral Momings", sont des moments splendides.

Bref, un bilan plutôt positif au total, en dépit d'un son un peu terne et mou, et d'un packaging qui aurait gagné à mettre mieux en valeur le contenu, par le biais de notes de pochette conséquentes par exemple. On préférera donc à Time Lapse, pour une première approche de la carrière solo d'Hackett, la compilation The Unauthorised Biography, même si celle-ci n'est pas non plus dénuée de défauts...

C'est un autre vieux rêve que réalise ensuite Hackett, a priori bien plus inaccessible encore : celui de se produire en soliste avec un orchestre symphonique. Cette consécration de ses talents de guitariste classique vient enfin lorsqu'il interprète le Concerto Pour Guitare de Vivaldi en compagnie du London Chamber Orchestra au prestigieux Queen Elizabeth Hall de Londres, dans le courant du printemps. Le premier violon de l'orchestre n'est autre que Christopher Warren-Green, frère de Nigel, violoncelliste qu'on avait pu entendre sur Highly Strung. Le monde est petit !

Poursuivant sur sa lancée, Steve Hackett part en tournée à travers les Etats-Unis en août et septembre (une vingtaine de dates au total), sa première série de concerts depuis quatre ans et la première à la tête de son propre groupe depuis neuf ans ! Son frère John, ayant décidé de s'orienter vers l'enseignement et une carrière de concertiste classique, et ayant été de surcroît blessé dans un accident de la route peu de temps auparavant, n'est pas de la partie. La tournée s'effectue donc à quatre, avec bien sûr Julian Colbeck, ainsi qu'une nouvelle section rythmique constituée du bassiste gallois Dave 'Taif ' Ball et du jeune batteur d'origine danoise Hugo Degenhardt. Il s'agit en fait du groupe officiant sur le nouvel album qu'Hackett est alors en train d'enregistrer, et dont la tournée vise à tester l'efficacité scénique.

Sont ainsi joués "Vampyre With A Healthy Appetite", "Take These Pearls", "In The Heart Of The City", "Walking Away From Rainbows", "There Are Many Sides To The Night" et "Dark As The Grave", ainsi que deux morceaux finalement non retenus pour l'album, "Flight Of The Condor" et "Etruscan Serenade" (ce dernier sera pourtant présent au répertoire de la tournée suivante). L'un des moments les plus appréciés du public est incontestablement le medley qui ouvre les concerts, mêlant "Los Endos", "Ace Of Wands" et "Imagining". "Beaucoup de gens croient que les musiciens qui jouent avec moi sont des fans et qu'ils connaissent tous mes morceaux sur le bout des doigts", raconte Hackett en souriant. "En fait, aucun d'entre eux ne connaissait "Los Endos"; j'ai dû le leur faire écouter sur cassette, et comme ils l'ont bien aimé, il a intégré la vingtaine de titres potentiels répétés pour la tournée, sans favoritisme particulier !".

Cette année particulièrement bien remplie s'achève avec la sortie, chez Virgin, d'une compilation intitulée The Unauthorized Biography, et qui propose une sélection de titres choisis par Steve Hackett lui-même, extraits de ses albums parus chez Charisma, ainsi que deux compositions inédites. Le but avoué du guitariste avec ce 'best-of' est de proposer, outre ses chevaux de bataille scéniques, un certain nombre de morceaux dont il estime qu'ils n'ont pas forcément reçu toute l'attention qu'ils méritaient (comprendre : ces chansons en lesquelles il croit tant et auxquelles ses fans s'obstinent à préférer ses instrumentaux...).

De retour de sa tournée américaine, Hackett retrouve son studio pour apporter la touche finale à Guitar Noir, qui sort en mai 1993 chez Viceroy/Kudos, précédé en avril de quelques concerts en Amérique du Sud (mettant surtout en avant le nouveau répertoire, gardant les titres plus anciens pour la seconde moitié). Pourquoi ce titre, un peu étrange pour nous Français ? "C'est ma femme qui, un jour, a décrit mon jeu de guitare comme 'guitar noir'...", raconte le guitariste. "Cela m'a semblé être un bon titre pour cet album vu les ambiances assez sombres et introverties de la plupart des morceaux...".

Un album qui mêle davantage acoustique et électrique, plutôt que de séparer les approches. "J'ai longtemps écrit des morceaux chantés qui n'étaient pas vraiment des chansons. J'écrivais des poèmes et je les mettais en musique mais les deux ne collaient pas toujours ensemble, car la musique ne s'adaptait pas au texte, mais l'inverse. Les gens ne cessaient de me dire que mes instrumentaux étaient meilleurs que mes chansons, et je ne voulais pas que ce soit le cas. Je me suis donc mis à écrire de vraies chansons".

Hackett a également beaucoup travaillé sur l'aspect vocal. "Je chante moins fort maintenant, très doucement, c'est presque parlé parfois. J'admets que le chant n'est pas mon point fort, ma voix est très fluette. Mais j'accorde beaucoup d'importance au chant. Et s'il est cent fois moins bon que la guitare, peu m'importe, parce que chaque fois que j'écris un texte c'est parce que j'estime avoir quelque chose à exprimer qui ne peut l'être que par ce biais".

"Cet album était en quelque sorte à la croisée de deux écoles de pensée", poursuit Hackett. "D'un côté, des morceaux dynamiques et accessibles, destinés à la scène. De l'autre des choses plus sombres et introverties, plus subtiles, qui constituaient sans doute la partie la plus réussie de l'album. "Vampyre With A Healthy Appetite" mélangeait pour sa part les deux approches, mais d'une manière générale je me suis retrouvé avec deux moitiés bien distinctes que je n'ai pas réussi à faire cohabiter harmonieusement. C'est un album qui fut réalisé de manière solitaire et sur une période assez longue, du fait de mes problèmes de label et de la construction de mon studio".

Cet album fit doublement l'événement à sa sortie, d'une part car il s'agissait du premier album de compositions nouvelles publié par Hackett en cinq ans, et d'autre part car il marque le retour du guitariste à l'électricité. Le sentiment exprimé dans la chronique que nous lui avions consacré à sa sortie (dans notre second numéro) n'a que peu changé avec le recul, sinon qu'entre-temps il a fait l'objet d'une nouvelle édition qui, outre l'ajout de plusieurs bonus (six en tout, extraits de l'album inédit de 1990 et versions démo de titres de Guitar Noir), se distingue par un bouleversement conséquent dans l'ordre des morceaux.

Dans sa version d'origine, Guitar Noir était un album bicéphale, dont les deux lobes n'avaient qu'un seul point commun : Hackett lui-même. Les approches artistiques y étaient antinomiques, et les musiciens différents. D'un côté, une veine intimiste et mélodique, jouant sur les atmosphères créées par l'instrumentation : tissus de percussions programmées et de nappes synthétiques, piano, guitares acoustiques, électriques (aérienne) et Midi, le tout noyé dans une douce réverbération. Il se dégage de ces titres un charme troublant et nostalgique (même la voix feutrée d'Hackett paraît chaleureuse dans ce contexte), avec une mention très spéciale à "Sierra Quemada", instrumental 'oldfieldien' d'une sensibilité rare, durant lequel le guitariste nous envoûte avec des thèmes et solos plus lyriques les uns que les autres... Assurément un très grand titre - l'avoir placé en ouverture de la seconde édition de l'album est un choix de plus parlants !

Le reste de l'album était, lui, plus brut, conçu manifestement pour répondre aux exigences (ou au manque d'exigence...) des radios FM. Si le fond est alors plus que décevant (pourquoi se le cacher ?), la forme est pour une fois à la hauteur des ambitions : la production est impeccable, avec un son riche, des arrangements bien carrés et léchés, et des musiciens crédibles. Il est à noter qu'Hackett a fait ici des efforts pour troquer sa voix aigrelette contre une autre plus assurée et rauque (et trafiquée dans certains cas), un relatif bon point pour la crédibilité de l'entreprise (...et pour nos oreilles !).

Dans la version de Guitar Noir publiée en 1997 par Camino Records, ces deux parties ne sont plus distinctes, mais mélangées. Convenons qu'il s'agit d'une décision intelligente, qui confère à l'album dans son ensemble un semblant de cohérence. Et même si d'un point de vue progressif nous sommes ici à un niveau tout juste supérieur à celui de Highly Strung (bref, assez en-deçà des réussites des années 70), ces retrouvailles avec un Steve Hackett revenu à son style habituel après les expériences extrêmes de GTR et Momentum, procurent un plaisir indéniable.

C'est d'ailleurs sous le signe d'une reprise du contact d'Hackett avec son public que sera placée l'année 1993, passée en grande partie sur la route. En mai et juin, il entreprend une tournée britannique d'une vingtaine de dates, suivie de concerts en Italie en juillet. Puis en octobre et novembre, il traverse à nouveau l'Atlantique pour une tournée nord-américaine. A noter la présence dans le quatuor d'un nouveau bassiste, Doug Sinclair, sans lien de parenté avec la famille Caravan mais qui a récemment refait parler de lui au sein de l'excellent Fyreworks.

1994 verra par contre Hackett revenir à une musique plus intimiste, se produisant à la guitare classique, accompagné du seul Julian Colbeck. D'abord pour des concerts en Europe, en mai, puis au Venezuela. Le 4 juin, il participe au festival progressif Planet Pul d'Uden. L'été est consacré à mettre la touche finale à Blues With A Feeling, qui sort en septembre.

Cet album de blues pur se veut en partie un hommage à l'harmoniciste Paul Butterfield. On retrouve sur ces douze morceaux (dont quatre reprises et deux "bœufs") le groupe de scène habituel d'Hackett. "Le blues est avant tout une musique agréable à jouer, parce qu'on n'a pas à se préoccuper trop de la structure des morceaux. On y va, sans réfléchir, sans se soucier d'inventer quelque chose de nouveau". Inutile, on l'aura compris, de digresser sur Blues With A Feeling sans risquer très rapidement le hors-sujet. Sur ce disque, Hackett a choisi de se faire avant tout plaisir, conscient sans doute que l'expérience n'intéresserait qu'une minorité : ses inconditionnels (s'il en existe) ou les amateurs du genre (sans doute peu concernés, et quoi qu'il en soit ignorant certainement tout de lui).

L'expérience restera en tout cas limitée à cet album, puisque les concerts donnés à la fin de l'année le sont à nouveau en duo avec Colbeck : après un bref détour par Barcelone, les deux musiciens se rendent en Italie pour huit dates, dont l'avant dernière (le 1er décembre), à Palerme, sera immortalisée sur CD sous le titre There Are Many Sides To The Night (1995), d'après un morceau figurant sur Guitar Noir.

La période qui suit sera consacrée à la conception et à l'enregistrement de Genesis Revisited, qui verra finalement le jour fin août 1996 (sur le label japonais Mercury) après un an et demi de travail acharné. Pour plus de commentaires (sans doute un peu sévères avec le recul, mais il demeure difficile d'apprécier cet album dans sa globalité tant il est hétérogène), il est recommandé de se reporter à la chronique publiée dans notre numéro 20.

Signalons toutefois que l'édition européenne de Genesis Revisited, publiée en septembre 1997, est légèrement différente de la version d'origine, de par le remplacement de "Riding The Colossus", ex-"Depth Charge" (excellent il est vrai, mais sans véritable rapport avec Genesis) par une reprise de "Los Endos" où l'on peut notamment entendre Ian McDonald. "La raison de son absence sur la version japonaise est qu'elle n'avait pas pu être finie à temps. A l'origine, Tony Banks devait y participer, puis finalement il y a renoncé. Les Japonais se faisant très pressants, j'ai dû leur remettre les bandes sans avoir eu le temps de l'achever, ce que j'ai finalement fait un peu plus tard".

Dans les entretiens qu'il accorde à la sortie de Genesis Revisited, Steve Hackett fait état d'un projet assez sérieux de donner prochainement une série de concerts au Japon, en compagnie d'un groupe réunissant plusieurs autres musiciens réputés. Un événement particulier pour Hackett, qui ne s'est jamais produit dans ce pays auparavant, ni avec Genesis (dont la première tournée japonaise eut lieu en 1978), ni en solo, ni avec GTR. Le 7 octobre, la nouvelle est confirmée avec l'annonce de la tenue de trois concerts : les 16 et 17 décembre à Tokyo, et le 19 à Osaka (une date supplémentaire sera finalement rajoutée à Nagoya le jour suivant). La constitution du groupe est également révélée : Hackett sera accompagné de John Wetton, Julian Colbeck, Chester Thompson et Ian McDonald.

La présence de Julian Colbeck n'est évidemment pas une surprise, Hackett en ayant fait depuis plusieurs années son alter-ego scénique. Celle de Chester Thompson pas vraiment non plus : ayant joué avec Steve sur la tournée Wind And Wuthering de Genesis en 1977, puis participé à son deuxième album solo Please Don't Touch, et évidemment à Genesis Revisited, il était le candidat idéal au poste de batteur pour cette série de concerts. John Wetton, participant le plus remarqué à l'album, s'impose logiquement, d'autant qu'il est bien connu du public japonais. Ami d'Hackett depuis près de vingt-cinq ans (ils se sont connus pendant les séances du premier album solo de l'ex-guitariste de Yes, Peter Banks, auquel ils participaient tous deux, de même que Phil Collins), il avait même failli créer un groupe avec lui après l'échec de GTR.

La vraie surprise au sein de ce quintette prestigieux, c'est la présence de Ian McDonald, le légendaire co-fondateur de King Crimson (et par là même l'un des inventeurs du rock progressif !). Celui-ci s'était certes manifesté durant les mois précédents par des apparitions en invité lors des concerts solo de Wetton à New York, mais pour le reste il était resté silencieux depuis son départ de Foreigner, en 1980 ! Là encore, l'amitié qui lie McDonald et Hackett est loin d'être récente : leur rencontre remonte en effet à la fin des années 60, avant même que le guitariste n'intègre Genesis ! C'est un membre de Quiet World, le groupe dont Hackett faisait partie à l'époque, qui les avait présentés. Ils étaient restés depuis en contact régulier.

Début décembre, les cinq musiciens se réunissent à Londres pour répéter en vue de la tournée. Dix jours de répétitions seulement, c'est un peu juste, mais John Wetton doit donner une série de concerts en Amérique du Sud : il n'arrivera d'ailleurs que la veille du premier concert. Le second, celui du 17 décembre, est filmé et retransmis (partiellement) par la chaîne par satellite Wowow; c'est ce concert qui est sorti (en version complète) sous le titre de The Tokyo Tapes. A noter que la salle (Shinjuku Kouseinenkin) avait une capacité d'environ 2000 personnes, et que le concert fut filmé par huit caméras.

Il est évidemment frustrant que la formule des concerts japonais n'ait pu être étendue à une tournée européenne. Au-delà des éventuelles réticences des participants à prolonger indéfiniment une telle expérience, il semble que les raisons furent avant tout financières : il était loin d'être évident de pouvoir retrouver en Europe, ou même aux Etats-Unis, les conditions luxueuses des concerts japonais. Alors tant pis, et la vidéo qui nous est aujourd'hui proposée permet d'atténuer quelque peu nos regrets. Et puis, d'autres collaborations ponctuelles ne sont pas exclues : Hackett a retrouvé Wetton sur le dernier album de ce dernier ainsi que quelques apparitions en guest-stars lors de concerts en Angleterre, et McDonald pour le projet solo de celui-ci, et même une reprise de "I Talk To The Wind" avec Mike Giles dont on ignore encore l'utilisation prévue.

Epilogue...

Il pourrait sembler facile de conclure ce récit de la carrière de Steve Hackett, tant The Tokyo Tapes, en nous montrant le plus souvent le guitariste sous son meilleur profil, celui d'un formidable instrumentiste et d'un compositeur et arrangeur capable d'atteindre parfois des sommets, incite a priori à l'optimisme. Encore faut-il que cet album marque un véritable nouveau départ, et non une simple parenthèse. Cet article le montre, parfois au risque de jeter le doute sur l'opportunité même de revenir aussi longuement sur l'œuvre solitaire d'Hackett, le guitariste est loin d'avoir concrétisé les espoirs nés de son travail avec Genesis, et même de ses débuts prometteurs en solo.

Concernant certains aspects de son travail depuis vingt ans, Steve Hackett donne parfois l'impression de s'entêter dans l'erreur. Laisser une telle place au chant dans sa musique alors qu'il n'est ni un formidable auteur de chansons, ni un chanteur remarquable (sans être pour autant exécrable), alors que son talent de guitariste est infiniment plus évident, voilà qui peut laisser perplexe. Mais révèle aussi une facette hautement respectable du musicien : sa liberté, sa détermination, sa sincérité, assumées quoi qu'il arrive au risque de déplaire et de décevoir.

C'est avant tout cette intégrité qui fait qu'en dépit des déceptions passées, on conserve l'espoir de voir Steve Hackett nous revenir à son plus haut niveau...

Aymeric LEROY

(avec Laurent MÉTAYER, Frédéric BELLAY et Olivier VIBERT)

(dossier publié en deux parties, dans Big Bang n°27 - Septembre 1998 - et n°28 - Novembre 1998)

A consulter également, en prolongement de ce dossier, les chroniques suivantes :

"Genesis Revisited" (1996)/"A Midsummer Night's Dream" (1997)

"Darktown" (1999)

"To Watch The Storms" (2003) + entretien avec Steve HACKETT

"Metamorpheus" (2005)

"Wild Orchids" (2006) + entretien avec Steve HACKETT


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